Prix Interallié: Serge Joncour récompensé pour «Repose-toi sur moi»

LITTERATURE Le prix Interallié a été attribué ce mardi à Serge Joncour pour «Repose-toi sur moi» (Flammarion), un roman d'amour entre deux êtres habités par la solitude…

20 Minutes avec AFP

— 

Serge Joncour sur le plateau de France 5 le 4 septembre 2016.
Serge Joncour sur le plateau de France 5 le 4 septembre 2016. — BALTEL/SIPA

Un succès de librairie… couronné d’un succès critique. Ce mardi, le roman de Serge Joncour Repose-toi sur moi (Flammarion) a été choisi au premier tour par le jury du prix Interallié (par 6 voix contre 4) face à Eric Vuillard (14 juillet, Actes Sud) et 2 à Gaël Faye (Petit pays, Grasset).

Une histoire d’amour qui finit bien

A l’opposé des livres plutôt sombres publiés cet automne, le roman de Serge Joncour est un roman optimiste, une histoire d’amour qui finit bien entre Aurore, styliste, femme mariée et mère de famille déboussolée et Ludovic, un recouvreur de dettes, veuf et taciturne.

Aurore et Ludovic habitent le même immeuble. Ils se croisent sans se voir. Chacun représente pour l’autre tout ce qu’il déteste. Pourtant, le miracle de l’amour va se produire.

>> A lire aussi : Avec «Repose-toi sur moi», Serge Joncour place l'amour dans un contexte volatil

Aurore comprend que seul Ludovic (une force de la nature qui ressemble assez à Serge Joncour lui-même) est le seul capable de l’écouter alors que sa vie part à vau-l’eau (son associé tente de l’évincer de leur société, son mari est concentré sur son travail). Ludovic quant à lui sait reconnaître cette solitude qui ressemble à la sienne et en aidant Aurore va peut-être se sauver lui-même.

Qui en définitive prend soin de l’autre ? C’est le nœud du roman et Joncour répond à cette question avec une grande finesse.

Un succès en librairie

Serge Joncour dresse un joli portrait de « gens bien ». Les cyniques ricaneront, la plupart des lecteurs apprécieront cette humanité, qui, de romans en romans, est la marque de fabrique de l’auteur de L’écrivain national.

« Mon roman c’est le portrait d’une rencontre », avait résumé l’écrivain, âgé de 54 ans, lors d’un récent entretien avec l’AFP.

L’an dernier, l’Interallié avait récompensé Laurent Binet pour La septième fonction du langage (Grasset).

Présidé par Philippe Tesson, le jury de l’Interallié se compose de Laurent Binet, Gilles-Martin Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin et Florian Zeller.