Harry Potter: «J.K. Rowling a basé son monde sur un mélange de trivial et de magique»

EXPOSITION Les graphistes de la saga Harry Potter exposent leurs œuvres à la galerie Arludik, à Paris…

Caroline Vié

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Eduardo Lima
Eduardo Lima — Caroline Vié

Harry Potter et J.K. Rowling sont responsables de l’union de ces deux graphistes. Miraphora Mina et Eduardo Lima, fondateurs du studio MinaLima, se sont rencontrés à l’occasion du premier film de la série en 2001 et ne sont plus quittés depuis. C’est ensemble qu’ils se sont confiés à 20 Minutes en l’honneur de leur exposition à la galerie Arludik.

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Etude pour une boîte de grenouilles en chocolat par MinaLima
Etude pour une boîte de grenouilles en chocolat par MinaLima - Caroline Vié

« Nous ne sommes en couple que professionnellement, plaisante Miraphora, mais nous passons plus de temps ensemble qu’avec nos familles respectives. » A l’occasion de la sortie des Animaux fantastiques de David Yates, le 16 novembre prochain, le duo présente à Paris un magnifique florilège des affiches et autres œuvres graphiques créés pour la saga.

Expo MinaLima à la galerie Arludik
Expo MinaLima à la galerie Arludik - Caroline Vié

Le souci du détail

Affiches de propagande pour le Ministère de la magie, avis de recherche ou études pour boîtes de bonbons font partie des petites merveilles à découvrir. « Les spectateurs ne font parfois qu’entrevoir notre travail au détour d’un plan, explique Eduardo. Cette exposition est une bonne façon d’en comprendre l’étendue. » On est bluffé par le souci du détail des graphistes qui ont travaillé en étroite collaboration avec les équipes costumes et décorations.

« Nous partons de la réalité du monde des Moldus (ceux qui n’ont pas de pouvoirs paranormaux) et nous poussons le bouchon un peu plus loin pour que nos concepts soient à la fois familiers et différents », précise Miraphora. C’est ce qui explique que le spectateur se sent immédiatement en terrain connu devant leurs œuvres tout en étant finement dépaysé. « J.K. Rowling a basé son monde sur cette idée : un mélange de trivial et de magique. »

Un nouveau défi

Les complices n’avaient pas quitté Harry Potter depuis la fin des tournages puisqu’ils ont aidé à thématiser les attractions des parcs Universal. Les animaux fantastiques a constitué un nouveau défi pour le studio MinaLima. « L’action du film se déroule dans les années 1920 donc nous avions des contraintes historiques ce qui n’était pas le cas sur les précédents films », explique Eduardo.

J.K. Rowling les a épaulés avec d’autant plus de passion que c’était la première fois qu’elle signait un scénario. « Elle est ahurissante, souligne Eduardo, car elle connaît son univers dans les plus infimes recoins et peut répondre immédiatement à la moindre question sur n’importe quel objet ou détails. » Loin d’être lassé de ce monde très riche, MinaLina a acquis une licence pour pouvoir distribuer et vendre son travail en dehors des films. Leurs croquis font ainsi l’objet de reproductions accessibles au plus grand nombre.

Un détail du décor de l'exposition MinaLima à la galerie Arludik
Un détail du décor de l'exposition MinaLima à la galerie Arludik - Caroline Vié