De la danse et des effets spéciaux, le Red Bull Flying Illusion à l'assaut de la France

SHOW Du 4 au 27 novembre, l'événement Red Bull Flying Illusion s'offre en spectacle dans tout l'Hexagone...

Ingrid Shéyen Gamboa

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Les danseurs du Red Bull Flying Illusion se divisent en deux équipes opposant le bien contre le mal.
Les danseurs du Red Bull Flying Illusion se divisent en deux équipes opposant le bien contre le mal. — P. Schuster/Red Bull Content Pool

Red Bull Flying Illusion, mais qu’est-ce que c’est ? Du jamais vu, tout simplement. Danse hip-hop, illusion, effets spéciaux et même un peu d’humour sont les ingrédients de ce spectacle familial qui débarque du 4 au 27 novembre dans les Zéniths de France. 20 Minutes y a assisté à Vienne, en avant-première.

Impossible d’y avoir échappé : affiches, émissions, réseaux sociaux, Red Bull Flying Illusion (RBFI) a visé grand. Et de la dimension, il y en a dans ce show. Plus de 90 000 spectateurs y ont déjà assisté. De Stockholm à Vienne, le spectacle poursuit son tour d’Europe avec plusieurs dates Françaises. Au casting, 12 danseurs, dont des champions du monde de breakdance, comme les Allemands Vartan, Benny ou encore le Français Junior. Mais aussi, des talents reconnus de la discipline à l’instar de Lil Amok, le Lyonnais Willy et la jolie Héraultaise Minzy.

La scène est à l'avenant, toute en folie des grandeurs : 16 mètres de large, 10 mètres de profondeur et plus de 5 mètres de haut ! Pour continuer dans les chiffres, 200 ordinateurs ont été nécessaires pour parfaire les effets spéciaux du show, et il faudra pas moins de six camions pour transporter les équipements des breakers entre les différentes étapes de la tournée française (Paris, Lille, Toulouse, Marseille et Lyon).

Ici, on rêve

Plongé dans le noir, on se tient prêt à tout. Les basses grondent. La fumée envahit la scène presque vide, le rythme s’accélère. Et puis, c’est l’éternel affrontement entre le bien et le mal, les bleus les Flying Heros, et les noirs les Dark Illusion. Les danseurs viennent habiller ce néant et dessinent des figures chorégraphiques millimétrées.

La scène se transforme en univers à trois dimensions. Poussé, entassé, ouvert, rétréci... Un cube au centre de toute les attentions est manipulé par les danseurs comme une matière brute hypermalléable. On note quelques formations chorégraphiques et effets, que les connaisseurs auront déjà aperçu dans d’autres créations, qui raviront sans doute les néophytes et les curieux. On est très loin de l’énergie hip-hop explosive et instinctive des battles de break dance. Ici, on raconte. Ici, on compose avec les corps. 

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En apesanteur

 

Vartan, directeur artistique du projet, nous confie : « Lorsque j’ai vu pour la première fois Michael Jackson faire son moonwalk, je me suis demandé “Est-ce qu’il a une souplesse et des muscles particuliers pour faire ça ou bien c’est de l’illusion ?”, et c’est exactement ce que nous cherchons à provoquer chez le public de RBFI. Junior est-il réellement capable de traverser la scène sur ses mains ou est-ce une illusion ? » Et le pari semble presque réussi à Vienne, même si certains connaissent les capacités hors norme du danseur français.

Upside down with @willy.hem & #redbullflyingillusion ! In Stockholm next week! Pic by @nyppics

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La mise en scène est au diapason. Les danseurs, les projections ainsi que les effets spéciaux habillent littéralement la scène. Quelques moments lyriques, comme celui de Minzy et Benny, en apesanteur au-dessus de la scène, distillent quelques doses d’émotion brute. Et puis, il y a Junior. Notre coup de cœur. Par sa personnalité, le breaker français a su parsemer d’humour le spectacle, avec des tableaux presque « parlants ». Vienne l’en a remercié avec une standing ovation. Une belle conclusion à un spectacle familial.