VIDEO. Le jeu dans le rétro, la VR et l'eSport: Ce qu'on retient de la Paris Games Week 2016

JEUX VIDEO La Paris Games Week 2016 comme si vous y étiez le week-end dernier...

Article coordonné par S. Leblanc, Montage vidéo M. Deloffre

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Louise, dans la peau de Lara Croft le 29 octobre à la Paris Games Week
Louise, dans la peau de Lara Croft le 29 octobre à la Paris Games Week — Christophe Ena/AP/SIPA

Dans le cadre de la Paris Games Week, 20 Minutes a noué cette année un partenariat avec  L’Iné, journal du lycée Édouard Branly de Nogent-sur-Marne (94). A la fois gamers et journalistes, les jeunes Emma Didier et Diego Vassal ont donc arpenté les allées du salon avec leurs blocs-notes et leurs stylos, et l’aide de Nicolas Lellouch pour la vidéo…

Il y avait foule

56.000 visiteurs en 2010, 307.000 en 2015 et sans doute plus encore le week-end dernier. En six ans, la PGW est devenue le 5e plus gros salon du jeu vidéo dans le monde ! Le milieu du jeu vidéo est en plein essor, notamment en France pour ses nombreux débouchés.

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« Le matin à l’ouverture, les halls du salon étaient presque vides et moins d’une heure plus tard, il était déjà difficile de circuler dans les allées principales, raconte Emma. Au fur et à mesure de la journée, retrouver quelqu’un dans cette foule de visages devenait mission impossible. »

Le jeu dans le rétro

Cette année, la PGW a joué la carte de la nostalgie et du rétro. « Nous avons pu redécouvrir le passé de nos jeux vidéo actuels et les parents ont pu fièrement montrer à leurs enfants à quoi, eux, ils avaient joué quand ils avaient leur âge », s’émerveille Emma. Le petit musée interactif installé au milieu du salon a fait son effet.

« Nous avons pu découvrir les premiers jeux vidéo avec les bornes d’arcade dans les années 1970, les premières consoles de salon de SEGA et Nintendo, celles de Sony et Microsoft, puis les consoles portables avec Nintendo comme leader sur ce marché, avant de déboucher sur nos générations de consoles. « Savoir ce qui a précédé le présent du jeu vidéo, c’est remarquer les progrès faramineux accomplis en moins de cinquante ans, note Emma. C’est aussi reconnaître les erreurs pour ne plus les refaire et saluer les réussites, pour s’en inspirer et les améliorer. »

2016, l’année de la VR

La réalité virtuelle, c’est maintenant. Il était donc logique qu’elle soit omniprésente à la Paris Games Week. L’Oculus Rift que Diego a testé sur le stand de Grosbill s’est révélé « plus léger et confortable que les moutures précédentes », tout en délivrant des images « assez nettes ». Le PlayStation VR, testé sur le stand du constructeur Sony, présentait « un design « futuriste avec des LEDs nombreuses » pour un résultat « étonnement précis » et un « bon rapport qualité/prix ».

« Tout n’est pas encore au point, mais il est clair que la Réalité Virtuelle a fait de gros progrès depuis quelques années et qu’elle s’assure sans aucun doute d’un futur prospère », croit savoir le jeune homme.

L’eSport, le sport en mieux (et en moins fatigant)

Depuis quelques années, les compétitions d’eSport se multiplient partout dans le monde. Aucune raison que la Paris Games Week ne fasse exception. « Tout un hall lui était consacré cette année et nous avons pu assister à plusieurs matchs de LoL (Leagues of Legends) ou de Counter Strike, s’emballe Emma. L’eSport, c’est comme du sport, en beaucoup moins physique. Cela permet de découvrir des jeux pour lesquels on n’était pas tenté d’y jouer. Et observer des joueurs professionnels permet d’apprendre des stratégies ! »

Eloge du made in France

Étant donné que la Paris Games Week a lieu en France, Diego tenait à mettre en avant les meilleurs jeux « made in France » de la PGW. Et s’il fallait n’en retenir que deux, ce serait

Watch Dogs 2 : « Le principe du jeu est simple : vaquer à ses occupations dans un univers ultra-connecté, basé dans la Silicone Valley, où liberté, graphismes poussés et innovations sont de mises, note Diego. Pour cette seconde version, les développeurs ont su répondre au mécontentement des joueurs du premier opus et livrer un jeu très attrayant. »

Dishonored 2 : « Encore très bon jeu avec des graphismes soignés et un « level design » fantastique. C’est un des rares jeux à allier les genres action et infiltration avec autant de finesse, le tout dans un univers steampunk magnifique, s’enthousiasme Diego. Le personnage principal possède un panel d’armes et de pouvoirs qu’il peut utiliser à sa guise tout au long de l’aventure et que le joueur peut progressivement améliorer au fil de l’histoire. »