Ed Sheeran accusé de plagiat, il contre-attaque

MUSIQUE Ses avocats demandent l’abandon des poursuites…

20 Minutes avec agences
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Ed Sheeran
Ed Sheeran — WENN

Avec le single Photograph, Ed Sheeran a fait les beaux jours des disquaires et des plateformes de téléchargement. Le cinquième single extrait de son album X s’est en effet écoulé à plus de 3,5 millions d’exemplaires à travers le monde. Cependant, cette réussite ne plaît pas à tout le monde, notamment aux compositeurs Martin Harrington et Thomas Leonard, ainsi qu’à leur société de distribution HaloSong.

Ils considèrent en effet que Photograph, sorti en 2014, est un plagiat de leur titre Amazing et réclament 20 millions de dollars (18 millions d’euros) à Ed Sheeran, Johnny McDaid (Snow Patrol) qui a coécrit Photograph, Sony/ATV Songs et Warner Music. Amazing avait été interprété en 2012 par Matt Cardle, candidat du X Factor britannique. Les deux compositeurs estiment que 39 notes sont identiques dans le refrain de la chanson d’Ed Sheeran.

Imbroglio juridique

Face à cette plainte, les avocats du chanteur ont tenté de démonter le dossier de leurs accusateurs. Ils estiment que leur plainte est « tentaculaire ». Les avocats du chanteur, Michael Niborski et Ilene Farkas, dénoncent en effet une plainte trop longue de 44 pages, faites d’« allégations répétitives, ergoteuses et scandaleuses », sans fondement aucun, ainsi qu’on peut le lire dans le Hollywood Reporter, qui s’est procuré les documents légaux. Ils pointent également du doigt des « failles juridictionnelles » et une « plaidoirie inappropriée ».

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Ils demandent deux motions de rejet au juge. L’une des motions demandées concerne la longueur de la plainte qui va à l’encontre de la loi qui exige une déclaration « courte et concise ». L’autre concerne un problème de juridiction, la plainte ayant été déposée aux Etats-Unis alors que la société de distribution d’Ed Sheeran est basée au Royaume-Uni. Les avocats d’Ed Sheeran avancent que les deux compositeurs « ne montrent aucune bonne volonté pour simplifier les contacts entre ces sociétés britanniques et la Californie ».

Martin Harrington et Thomas Leonard sont représentés par Richard Bush, l’avocat de la famille de Marvin Gaye qui a poursuivi les auteurs de Blurred Lines.