Rod Fergusson: «Gears of War repart de zéro avec une nouvelle équipe et un nouveau moteur de jeu»

JEU VIDEO « Gears of War 4 » devrait être un des jeux d’action les plus mémorables de cette fin d’année. « 20Minutes » est allé à Vancouver à la rencontre de Rod Fergusson, directeur du studio derrière ce jeu d’action SF épique et brutal.

Jean-François Morisse

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L'ADN de la série reste inchangée : de l'action spectaculaire et brutale.
L'ADN de la série reste inchangée : de l'action spectaculaire et brutale. — Microsoft

La Xbox One frappe fort en cette fin d’année. Après Forza Horizon 3, c’est au tour de Gears of War 4 de débarquer avec ses soldats d’élite surarmés sur la console de Microsoft. Quatrième opus d’une saga de jeux d’action devenus cultes, ce Gears of War là est désormais développé par le nouveau studio canadien The Coalition.

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Initiée par Cliff Bleszinski pour Epic Games en 2006, la série est aujourd’hui entre les mains de Rod Fergusson, lui aussi un vétéran des Gears of War.

« Ma femme n’a pas compris tout de suite que je quitte Microsoft, une société de 63.000 employés pour une autre, Epic Games qui n’en comptait à l’époque que… 63 », confie Rod Fergusson. C’était en 2005 et Gears of War était en train de naître. Depuis, Rod n’a eu de cesse d’accompagner Marcus Fenix, emblématique héros des Gears, remplacé pour ce nouvel opus par son fils JD.

Marcus Fenix (à gauche) et son fils JD (à droite). Passage de relai.
Marcus Fenix (à gauche) et son fils JD (à droite). Passage de relai. - Microsoft

Un passage de relais qui fait immanquablement songer au changement de studio. Quatre ans après l’entrée au capital de la société Tencent (qui a racheté aussi cette année les concepteurs du jeu Clash of Clans pour 8 milliards de dollars), Epic Games a abandonné Gears of War ainsi qu’une partie des équipes.

Optimisé pour Xbox One S

« Les orientations et la stratégie du studio ont changé pour se focaliser davantage sur les free-to-play et les jeux sur mobile, avoue Rod. Moi, je préfère les jeux basés sur de vraies histoires. » C’est ainsi qu’il a rejoint The Coalition, structure qui appartient à Microsoft également.

C'est un nouveau studio qui a été en charge du développement de ce Gears of War 4.
C'est un nouveau studio qui a été en charge du développement de ce Gears of War 4. - Microsoft

Conçu comme un retour au bercail, ce nouvel épisode entend tirer parti des capacités de la toute nouvelle Xbox One S afin de mieux renouveler le genre. « Lorsque vous y jouez en 4k sur Xbox One S, vous découvrez le jeu dans sa forme la plus authentique, explique Rod, et vous êtes en mesure d’apprécier le travail des artistes à sa juste valeur. »

Action mature et grand spectacle

Le jeu en met clairement plein la vue, à l’image de ce combat épique que livrent les protagonistes alors qu’une tornade approche et que le décor se disloque. De même, alors que l’aventure débute tout juste, les soldats sont confrontés à une créature gigantesque qui surgit des entrailles de la terre. Epoustouflant ! Gears of War 4, comme les précédents volets, est un jeu d’action boosté à la testostérone, faisant la part belle aux armes, toujours aussi impressionnantes.

Outre une campagne épique, Gears of War propose de nombreux modes multijoueurs.
Outre une campagne épique, Gears of War propose de nombreux modes multijoueurs. - Microsoft

« L’aventure fait très comic-book par certains aspects et offre des séquences d’action excitantes dignes de blockbusters hollywoodiens, commente Rod. Mais elle inclut aussi des scènes d’émotions capables de tirer quelques larmes. » Gears of War 4 s’inscrit pleinement dans une mythologie développée au fil de nombreuses années.

L’épisode le plus abouti de la série

Pourtant ce quatrième volet marque un nouveau départ pour la série. « Il s’agit du premier Gears of War développé pour la nouvelle génération de machines Xbox One/Xbox One S, raconte Rod. Avec une nouvelle histoire, une nouvelle équipe de développeurs et un tout nouveau moteur de jeu, l’Unreal Engine 4. Nous sommes repartis de zéro. » S’ajoutent à cela la compatibilité HDR sur Xbox One S, la possibilité de jouer à la campagne principale jusqu’à quatre simultanément ou bien de nouveaux modes de jeu online… De quoi renouveler la série tout en en préservant l’ADN qui fait la part belle aux scènes d’action épiques et brutales. Une vraie belle raison pour se (re) mettre à Gears of War.