L'Arc de triomphe de Palmyre ressuscité à New York à travers une réplique en marbre

PATRIMOINE Cette copie a été réalisée grâce à l'impression 3D, à partir de photographies de l'original, détruit par Daesh en 2015...

M.C.

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L'arc de triomphe de Palmyre reconstitué, exposé à New York.
L'arc de triomphe de Palmyre reconstitué, exposé à New York. — Instagram/@wappato

Après Londres en avril, une pièce clé de Palmyre fait étape pour quelques jours à New York, avant de rejoindre  Dubai. L’Arc de triomphe de la cité antique syrienne, ou plutôt sa reproduction, l’original ayant été détruit par Daesh l’an dernier, a été installée lundi près de l’Hôtel de ville de la métropole américaine, où les visiteurs peuvent venir l’admirer sous tous les angles.

Créée notamment grâce à l’impression 3D, cette copie réalisée à partir de modèles informatiques eux-mêmes basés sur des photographies de l’original pèse presque 11 tonnes et mesure près de six mètres de haut. Fabriquée à Carrare, dans le nord de l’Italie, elle a été « taillée » par deux robots avec du marbre égyptien, puis assemblée en cinq heures dans son lieu d’accueil temporaire.

Acte de solidarité, symbole de liberté

« C’est avant tout un acte de solidarité avec les Syriens », a déclaré lors de la cérémonie d’inauguration Alicia Glen, une adjointe au maire de New York. « Mais c’est aussi un acte de défi » qui envoie un message clair : « Nous ne tolérerons pas les actes terroristes, nous ne tolérerons pas que des gens soient assassinés et jetés hors de leur pays. »

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Exposer cette reproduction aux deux tiers de l’arc de triomphe de Palmyre est aussi un acte symbolique dans le temps, quelques jours après l’explosion d’une bombe qui a fait 29 blessés à Manhattan, et dans l’espace, non loin du World Trade Center : « Qu’aurait-on pu rêver de mieux que ce symbole de liberté devant la mairie, près de l’endroit où nous avons souffert ? », ajoute Alicia Glen.

A terme, l’institut pour l’Archéologie numérique (IDA), qui a réalisé la copie, aimerait l’exposer à l’endroit même où l’original a été détruit à l’été 2015, le contrôle de la cité antique, inscrite au patrimoine mondiale par l’Unesco, ayant été repris par le régime de Bachar al-Assad en mars. Avant le début de la guerre en Syrie, en 2011, les ruines de Palmyre étaient visitées par 150 000 personnes chaque année.