Le remake de «Ben-Hur» mord la poussière au box-office

CINÉMA Sorti vendredi en Amérique du Nord, le film de Timur Bekmambetov n'a pas trouvé son public...

F.R.

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Jack Huston dans le rôle titre de «Ben-Hur».
Jack Huston dans le rôle titre de «Ben-Hur». — Paramount Pictures / Philippe Antonello

Sur son char, Ben-Hurest allé droit dans le mur au box-office nord-américain. La version 2016 du péplum, qui sortira le 7 septembre en France, n’a engrangé « que » 11,4 millions de dollars pour son week-end de sortie, là où les producteurs en espéraient au moins le double.

La contre-performance est d’autant plus cinglante que le budget de production du film tourne autour des 100 millions de dollars. Un coup dur pour la Paramount, déjà affaiblie cette année par les échecs des suites de Zoolander et Ninja Turtles.

Comme l’explique Variety, le studio avait beaucoup misé sur les spectateurs chrétiens pour éviter un calvaire au péplum biblique. Des avant-premières avaient été organisées auprès de plusieurs leaders religieux susceptibles de jouer les prescripteurs auprès de leurs ouailles. Mais le miracle espéré n’a pas eu lieu.

Les blockbusters bibliques n’attirent pas le public

Le film, adapté du roman de Lewis Wallace, raconte la vengeance de Judah Ben-Hur, prince réduit à l’esclavage après avoir été accusé à tort de trahison par son frère adoptif Messala. Contrairement à la version de 1959, avec Charlton Heston dans le rôle titre, le long-métrage de Timur Bekmambetov n’entrera donc pas dans les annales du cinéma.

Et si les films chrétiens (The Blind Side, God’s Not Dead, Miracles From Heaven…), constituent un sous-genre généralement lucratif aux Etats-Unis, le plantage de Ben-Hur semble confirmer le peu d’intérêt du public pour les grosses productions aux accents bibliques. Noé de Darren Aronofsky et Exodus : Gods and Kings de Ridley Scott, sortis il y a deux ans, n’avaient pas attiré les foules.