«Pokémon GO»: «Potentiellement cher, dangereux et trop curieux», selon l'UFC-Que Choisir

JEU VIDEO L'association de consommateurs alerte sur les risques liés à la nouvelle application mobile «Pokémon GO»...

T.D.

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Dans les rues de Tokyo,au Japon.
Dans les rues de Tokyo,au Japon. — DELETREE / SIPA

La folie « Pokémon Go » a envahi les rues. Pour le meilleur et pour le pire. Dans un communiqué publié ce lundi, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a décidé d’alerter sur le pire.

Dépassement de forfait et achats induits

Outre la vigilance recommandée afin d’éviter les accidents, la plupart des joueurs « marchant tête baissée » comme le rappelle l’association, cette dernière précise que dans certaines zones du globe, les risques sont plus graves qu’une simple collision entre piétons : « En Bosnie, par exemple, où 2,3 % du territoire est encore miné, une ONG a alerté les joueurs à l’approche de zones à risques. »

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Autres mises en garde notamment, l’achat de « Poképièces pour progresser », soit débourser des euros pour acheter de la monnaie virtuelle, ou encore le dépassement de forfait.

Chasse aux données personnelles

Mais l’UFC-Que Choisir souligne également un point valable pour de nombreuses applications : la collecte des données personnelles. « Nintendo et Niantic accèdent à vos noms et prénoms, à votre e-mail, à votre numéro de téléphone, à l’adresse IP et au numéro d’identification de votre smartphone, explique l’association.

Si vous partagez une image de votre partie sur les réseaux sociaux, le géant japonais pourra la réutiliser à sa guise, comme il l’annonce dans sa politique de confidentialité. Il s’accorde également le droit de collecter votre âge, sexe, pays de résidence, date de naissance, ainsi que vos loisirs, jouets et jeux préférés.

Nintendo et Niantic [la société qui a développé le jeu] enregistrent aussi votre localisation, et précise que « des publicités et certains contenus pourraient s’afficher en fonction de ces données ». Bref, qui chasse qui au final ?

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