Japan Expo 2016: Pourquoi «Les chevaliers du Zodiaque» reviennent toujours à l'attaque

SAINT SEIYA Deux maîtres de la saga sont présents à l’Expo et animeront une master class le 10 juillet…

Caroline Vié

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Saint Seiya The lost Canvas d'Osamu Nabeshima
Saint Seiya The lost Canvas d'Osamu Nabeshima — AB vidéo

Cela fait maintenant trente ans que Saint Seiya, alias Les chevaliers du Zodiaque , fait vibrer les amateurs. Japan Expo se devait de rendre hommage à cette saga avec une superbe exposition mais aussi avec des invités prestigieux. Osamu Nabeshima et Yûko Iwasa, respectivement réalisateur et animatrice et character designer de Saint Seiya - The Lost Canvas ont été emballés par l’accueil qu’ils ont reçu de la part de public. « Je savais que la série était populaire en France, mais il était difficile d’imaginer cela », précise cette dernière en désignant les hordes de fans, souvent costumés qui se dirigent vers le salon. Ils se sont confiés à 20 Minutes avant de se préparer pour leur master class.

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Toujours aussi apprécié

Osamu Nabeshima, transfuge de chez Ghibli où il a notamment collaboré au Château dans le ciel, semble tout aussi surpris mais explique le succès en ces termes : « Non seulement les dieux de l’Olympe sont connus dans le monde entier, mais les valeurs que défend la série sont universelles. » Réalisateur et animatrice défendent brillamment l’esthétique de cette saga indémodable. « Il nous faut respecter le manga d’origine pour que les fans ne soient pas déçus », précise Nabeshima-san. Pour autant, l’évolution du trait est évidente pour qui se plaît à étudier ces dessins superbes. « Je crois qu’on peut y percevoir une touche féminine, non seulement dans l’esthétique mais aussi dans le fait que les personnages de femmes ont pris de l’importance, » déclare Yûko Iwasa.

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Bientôt une suite ?

Les deux créateurs sont prêts à reprendre le collier et à poursuivre la saga. « Les déclinaisons sont inépuisables, précise le réalisateur mais cela ne dépend pas de nous. » Bandai, célèbre firme de jouets qui décline les figurines de Saint Seiya, fait partie des décisionnaires. « Ils nous laissent une grande liberté dans les designs des personnages, insiste Yûko Iwasa. Ce sont eux qui se débrouillent ensuite pour que leurs jouets s’adaptent à nos concepts. » A en croire les nombreux enthousiastes qui se précipitent vers l’exposition et les dessins de fans remarquables, Saint Seiya n’a pas fini sa carrière. « Je le souhaite de tout cœur et pas seulement pour moi, mais parce que cette série est vraiment très riche. » Croisons les doigts pour la suite.