VIDEO. Eurovision 2016: Amir offre une 6e place à la France

MUSIQUE Si l'Ukraine a remporté le 61e concours de l'Eurovision dans la nuit de samedi à dimanche, la France peut se réjouir de son bon résultat...

De notre envoyé spécial à Stockholm (Suède), Fabien Randanne

— 

Amir interprète sa chanson «J'ai cherché» en finale de l'Eurovision à Stockholm, le 14 mai 2016.
Amir interprète sa chanson «J'ai cherché» en finale de l'Eurovision à Stockholm, le 14 mai 2016. — Martin Meissner/AP/SIPA

Ce n’est pas lui le grand vainqueur, mais Amir n’est en tout cas pas un perdant. Dans la nuit de samedi à dimanche, il est arrivé à la 6e place de la finale de l’Eurovision organisée cette année à Stockholm (Suède), avec 257 points, à quatre points du cinquième, le Suédois Frans. Cela faisait sept ans que la France n’avait pas accroché un Top 10 - Patricia Kaas s’était classée huitième en 2009.

>> Revivre la finale en direct

Le jeune chanteur a donc conjuré, avec sa chanson J’ai cherché, le mauvais sort qui s’acharnait sur les représentants français, voués aux dernières places ces dernières années.

Troisième place au classement des jurys professionnels

Il aura surtout gagné un nouveau public, hors des frontières hexagonales : sa chanson est déjà diffusée sur plusieurs radios européennes (ainsi qu’au Canada) et il restera comme l’un des candidats marquants de cette édition au même titre que la gagnante, l’Ukrainienne Jamala, l’Australienne Dami Im, le Russe Sergueï Lazarev, la Bulgare Poli Genova ou l’Autrichienne Zoë Straub, autres champions à l’applaudimètre à Stockholm.

Cette sixième place semble aussi donner raison à France 2 et à la délégation française qui ont cette année pris le concours très au sérieux. Si Amir a fini neuvième au palmarès des téléspectateurs, il a terminé à la troisième position du classement des jurys professionnels (et même obtenu 12 points des jurés arméniens). Cet état d’esprit, porté vers la gagne, transparaît aussi bien dans le choix de la chanson, efficace et dont le refrain est compréhensible par les anglophones, que dans l’intense campagne de promotion menée auprès des médias français et étrangers. Un plan de bataille qui devrait sans nul doute être reconduit l’an prochain.