L'artiste français François Morellet est décédé à l'âge de 90 ans

DISPARITION Figure majeure du mouvement de l’art cinétique, François Morellet est décédé dans la nuit de mardi à mercredi…

C.W. avec AFP

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Une oeuvre de François Morellet lors de l'exposition «Dynamo» au Grand Palais à Paris en 2013
Une oeuvre de François Morellet lors de l'exposition «Dynamo» au Grand Palais à Paris en 2013 — PMG / SIPA/SIPA

Une lumière s’est éteinte. Le peintre et sculpteur français François Morellet, figure majeure de l’art abstrait minimaliste et du mouvement de l’art cinétique, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l’âge de 90 ans, a-t-on appris auprès de son agent.

« Il rendait la géométrie joyeuse et l’humour nécessaire »

Plus connu à l’étranger, particulièrement en Allemagne, que dans son propre pays, François Morellet s’est toujours exprimé dans un strict langage géométrique, associé à un humour et une irrévérence dont témoignent souvent les titres de ses œuvres (Géometree, Steel Life), fréquemment déclinées par séries.

« Il était mon ami, il était un homme libre. Il était inventif et rigoureux. Il rendait la géométrie joyeuse et l’humour nécessaire. Je l’aimais », a réagi Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne au Centre Pompidou.

Un amoureux du néon

Rejetant toute conception romantique de l’artiste, François Morellet « a voulu réduire l’art à ses signes les plus élémentaires, affirmant aussitôt qu’ils sont vides de sens », souligne Serge Lemoine, spécialiste de son œuvre.

Menant parallèlement des activités d’industriel, François Morellet a été un des premiers artistes à utiliser massivement le néon. Il a conçu aussi de nombreuses œuvres intégrées à l’architecture, intervenant au Bundestag allemand aussi bien qu’au musée du Louvre avec l’Esprit d’escalier en 2010.

Artiste reconnu internationalement - ses œuvres figurent dans les collections d’art contemporain les plus réputées -, il est resté un homme à part, réputé pour sa rigueur et ses positions sans concession.