Michel Bussi, troisième plus gros vendeur de livres en France, publie un nouveau polar

EDITION L’auteur, qui vend plus d'un million d'exemplaires par an,  publie ce mercredi son nouveau roman, « Le temps est assassin »…

O. P.-V.

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Michel Bussi, le 1er février à Barcelone.
Michel Bussi, le 1er février à Barcelone. — EFE/SIPA

Il n’a pas la notoriété de Marc Lévy et Guillaume Musso. Et pourtant, Michel Bussi complète le podium des principaux vendeurs de livres dans l’Hexagone, selon le classement établi en janvier par Le Figaro. Son nouveau roman Le temps est assassin, publié ce mercredi aux éditions Presses de la Cité, devrait connaître le même succès.

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Plus d’un million de livres écoulés par an : une performance commerciale aussi étonnante que le profil de ce professeur normand, directeur de recherche au CRNS spécialisé en géographie électorale le jour, auteur de polars la nuit. « Dans mes rêves les plus fous j’imaginais, si un jour par miracle un éditeur acceptait d’éditer un de mes romans, être suivi par quelques centaines, pourquoi pas quelques milliers de lectrices et lecteurs… En 2015, vous avez été un million. Un chiffre tellement irréel qu’il me permet, au fond, de ne pas y croire vraiment… », écrivait-il sur Facebook au moment de la publication du classement du Figaro.

On n’écrit pas des livres pour les vendre, mais simplement pour être lu... dans mes rêves les plus fous j’imaginais, si...

Publié par Michel Bussi sur jeudi 21 janvier 2016

Michel Bussi, 51 ans, place la quasi-totalité de ses intrigues en Normandie, sa région de naissance, là où il enseigne également à l’université de Rouen. Le temps est assassin va faire exception, puisque pour une fois l’histoire se déroule en Corse, dans les pas de Clotilde qui, après avoir reçu une mystérieuse lettre de sa mère défunte, veut faire la lumière sur l’accident de voiture dont ses parents et son frère ont été victimes en 1989 sur l’Île de Beauté.

Un roman par an

Une trame parfaite pour accrocher le lecteur sur 400 pages, la spécialité de l’auteur. Cette recette, il la doit au Da Vinci Code de Dan Brown et à Arsène Lupin, qui le poussent vers le polar et lui inspirent son premier succès d’édition, « Code Lupin », publié en 2006 : un roman racontant l’histoire d’un professeur convaincu que les aventures du gentleman cambrioleur cachent un code menant à un trésor.

Il publie alors au rythme d’un roman par an, les ventes augmentent et la notoriété du Normand décolle vraiment avec la parution en 2012 d’Un avion sans elle, 800.000 exemplaires vendus en France et 32 traductions dans le monde.

Michel Bussi est resté enseignant-chercheur en dépit du succès, et continue de répondre aux questions sur la cartographie politique et l’aménagement du territoire. Une double vie nécessaire à son équilibre, comme il l’expliquait en janvier au journal normand Côté Caux : « Mon métier me permet de rester dans le concret puisqu’il me mène à réfléchir, à observer le monde qui nous entoure. Et le romancier, c’est le côté fiction. Il y a une complémentarité à étudier les choses avec le souci de la preuve et à écrire. »

*Le temps est assassin, Michel Bussi, Presses de la Cité, 400 pages, 21,50 euros