Lego reconnait avoir commis une «erreur interne» concernant l'artiste Ai Weiwei

CULTURE En octobre 2015, la firme Lego avait refusé de fournir Ai Weiwei en petites briques, ne voulant surtout pas que ses produits soient utilisés « à des fins politiques »…

C.W.

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L'artiste Ai Weiwei, ici le 17 mars 2016, était-il trop politique pour Lego?
L'artiste Ai Weiwei, ici le 17 mars 2016, était-il trop politique pour Lego? — Athena Pict/Shutterstoc/SIPA

Mieux vaut tard que jamais. En octobre dernier, Lego avait créé une vive polémique en refusant de fournir l’artiste chinois dissident Ai Weiwei en petites briques, dans le cadre d’une exposition en Australie. La firme avait alors notamment expliqué ce refus « sous prétexte qu’ils ne pouvaient pas approuver l’utilisation des Lego à des fins politiques ». Six mois plus tard, Lego vient de reconnaître « sa faute ».

« Une erreur interne »

C’est dans les colonnes duWall Street Journal que la compagnie danoise est passée aux aveux. Kjeld Kirk Kristiansen, le vice président de Lego, a reconnu avoir commis « une faute », due à une « erreur interne ». Selon lui, c’est un salarié de l’entreprise qui aurait mal interprété la charte interne concernant la neutralité politique. « Il s’agit de l’exemple typique des erreurs qui peuvent arriver dans une grosse entreprise », a ajouté le vice président.

Un mea culpa à moitié accepté par Ai Weiwei, qui à l’époque des faits avait qualifié ce refus « d’acte de censure ». « Je pense que ces propos sont très positifs, mais je pense qu’ils arrivent trop tard », a réagit l’artiste. Faute avouée à moitié pardonnée, donc.