VIDEO. Le «Barbs», la nouvelle danse qui fait grincer des dents en Arabie saoudite

WEB Les autorités saoudiennes appellent au boycott d'une danse illustrant « l’influence occidentale » et réclament l’arrestation des auteurs de « ces pas indécents »…

20 Minutes avec agence

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Le «barbs», une danse lancée par un jeune chanteur saoudien cartonne sur les réseaux sociaux dans le monde arabe. Depuis la sortie du clip fin 2015, la vidéo a été vue plus de 20 millions de fois sur YouTube.
Le «barbs», une danse lancée par un jeune chanteur saoudien cartonne sur les réseaux sociaux dans le monde arabe. Depuis la sortie du clip fin 2015, la vidéo a été vue plus de 20 millions de fois sur YouTube. — YouTube/Barbs

Esthétique occidentale, tonalités orientales, sonorités des années 1980, des corps qui ondulent et un nom : le « Barbs ». La danse, dont le nom signifie « gigoter » en dialecte saoudien, cartonne dans la jeunesse arabe. Le clip du chanteur saoudien Majed el-Esa a même passé le cap des 20 millions de vues sur YouTube et, en mars dernier, la chanson se retrouvait même en deuxième place du Top 100 en Arabie saoudite.

« Une illustration de l’influence occidentale qui pourrit leur société »

Une danse maintes fois détournée sur le Web et un succès viral, galopant, entraînant, mais qui fait grincer des dents dans les monarchies du Golfe, région dont les deux tiers de la population ont moins de 25 ans. Selon le Washington Post, le Barbs « a déclenché l’ire de certains conservateurs […]. Plusieurs d’entre eux ont décrit la vidéo comme une illustration de l’influence occidentale qui pourrit leur société », soit « une occidentalisation de leur jeunesse ». Les autorités saoudiennes appelleraient ainsi au boycott de cette danse.

Elles réclament également l’arrestation des auteurs de « ces pas indécents » et des danseurs qui osent les réaliser. Le journal libanais L’Orient le Jour rapporte, lui, que deux soldats émiratis « qui avaient posté une vidéo où on les voit exécuter cette danse en uniforme » ont même été arrêtés et inculpés en janvier pour « manque de respect envers l’uniforme militaire et l’armée nationale ».