Hémorroïdes, chiens morts, meilleur boulanger... Top 5 des mangas WTF

BANDE DESSINEE A l’occasion de la sortie d'« Anus Beauté » (sur les hémorroïdes !), un petit top 5 des mangas les plus bizarres et barrés…

Vincent Julé

— 

«Anus Beauté» de Takeshi Ohmi
«Anus Beauté» de Takeshi Ohmi — Kurokawa

A chaque sujet, son manga. En effet, il existe un manga sur tout… et n’importe quoi. Vous n’y croyez pas ? Essayez : Les Gouttes de Dieu pour le vin, Real pour l’handisport, Step Up Love Story pour l’éducation sexuelle, Ushijima pour le métier d’usurier ou Anus Beauté pour les hémoroïdes ? ! Vous avez bien lu, et pour l’occasion, 20 Minutes vous propose un top 5 des mangas les plus bizarres et barrés.

>> A lire aussi : «My Hero Academia», le successeur de «Naruto», débarque en France

Anus Beauté

Disponible depuis jeudi, voici donc un manga de cul, enfin sur le cul, enfin… Mitsuki est un lycéen tout ce qu’il y a de plus normal en apparence, sauf qu’il souffre d’hémorroïdes. Sa vie est un enfer, il s’imagine les combattre tel un guerrier face aux démons. Tout bascule le jour où il est démasqué par Shiori, une camarade qui connaît très bien ce mal et qui est prête à l’aider. Sujet tabou s’il en est (alors qu’un adulte sur trois est touché), les hémoroïdes sont traités ici avec humour et quelques conseils, mais servent surtout de prétexte à une énième romance adolescente.

Anus Beauté, de Takeshi Ohmi (Kurokawa)

Le paradis des chiens

Vous vous rappelez de Charlie, le chien de votre enfance qui a finit sa belle vie à la campagne chez mamie et surtout pas dans une cage chez le vétérinaire. Enfin, selon vos parents. Et si c’était vrai ? Et s’il existait quelque part dans le monde un pays où les toutous vivent heureux une fois leur existence terrestre terminée, d’où ils pourraient envoyer une lettre à leur ancien maître. Acquis à l’innocence, à la bienveillance et un peu au ridicule, Le paradis des chiens est un recueil d’histoires avant tout destinées aux enfants, mais qui feront surtout pleurer les parents.

Le paradis des chiens, de Sayuri Tatsuyama (Glénat)

«Le paradis des chiens», de Sayuri Tatsuyama
«Le paradis des chiens», de Sayuri Tatsuyama - Glénat

Yakitate Ja-pan !! - Un pain c’est tout

Le manga culinaire est un genre à part entière, avec de nombreux titres publiés même en France. On peut citer l’intournable Gourmet solitaire de Jirō Taniguchi, mais également Yakitate Ja-pan !! À l´âge de six ans, Kazuma Azuma découvre le goût du pain, un accompagnement auquel les Japonais ont toujours préféré le riz. Pas de quoi entamer la passion de notre héros, prêt à tout pour devenir boulanger. S’il est bien question de cuisine, Yakitate Ja-pan !! reprend très vite, et tout au long de ses 26 tomes, les ingrédients du shônen, avec des recettes de folie dignes des coups spéciaux de Dragon Ball. Pour les fans de Top Chef.

Yakitate Ja-pan !! - Un pain c’est tout, de Takashi Hashiguchi (Delcourt)

«Yakitate Ja-pan!! - Un pain c'est tout», de Takashi Hashiguchi
«Yakitate Ja-pan!! - Un pain c'est tout», de Takashi Hashiguchi - Delcourt

Thermae Romae

Le bain est un art ancestral au Japon, et il en existe encore beaucoup en ville comme en province. Avec Thermae Romae, la mangaka Mari Yamazaki a décidé de leur rendre hommage, et retourne à l’époque romaine. Lucius Modestus est un architecte de bains publics, qui se rend aux thermes pour oublier ses soucis et les nombreux refus. Là, il s’immerge dans l’eau, pour refaire surface dans le Japon du XXIème siècle. Plus besoin de DeLorean pour voyager dans le temps, une baignoire suffit. Passé ce pitch venu d’ailleurs, le manga se fait plutôt sérieux, presque historique. Thermae Romae n’en reste pas moins un vrai phénomène au Japon, adapté plusieurs fois au cinéma, et reconnu d’utilité publique.

Thermae Romae, de Mari Yamazaki (Casterman)

«Therma Romae», de Mari Yamazaki
«Therma Romae», de Mari Yamazaki - Casterman

Ladyboy vs Yakuzas

La vengeance du film Oldboy, déjà adapté d’un manga, vous a traumatisé ? Attendez-vous au pire - et au rire - avec Ladyboy vs Yakuzas. Le jeune Kouzou fait l’erreur de coucher avec la fille ET la femme de son boss, un parrain mafieux. Sa punition ? Il se fait retirer les bijoux de famille, transformer en pin-up et envoyer sur l’île du désespoir, peuplée des pires criminels, pervers sexuels, etc. Dit comme ça, pris au premier degré, le manga peut paraître glauque, et il l’est un peu, mais son auteur Toshifumi Sakurai repousse tellement toutes limites (horreur, bon goût, politiquement correct…) qu’il redéfinit la notion de « what the fuck ». Pour public averti.

Ladyboy vs Yakuzas, de Toshifumi Sakurai (Akata)

«Ladyboy vs Yakuzas», de Toshifumi Sakurai
«Ladyboy vs Yakuzas», de Toshifumi Sakurai - Akata