VIDEO. Eurovision: Comment Amir, le candidat français, fait succomber l'Europe

MUSIQUE Le chanteur français ne ménage pas sa peine pour faire entendre sa voix à l'étranger, à un mois de la finale de l'Eurovision, qui aura lieu le 14 mai, en Suède...

Fabien Randanne

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Amir, candidat de la France à l'Eurovision 2016.
Amir, candidat de la France à l'Eurovision 2016. — Renaud Corlouër

L’Europe en pince pour Amir. Le chanteur, qui représentera la France à l’ Eurovision, ne laisse pas nos voisins indifférents. De Madrid à Sofia, les fans du concours ont appris le refrain de sa chanson, J’ai cherché. L’enthousiasme est tel que les bookmakers le classent à la deuxième place des favoris pour la victoire finale. Le fruit d’une campagne réussie : l’artiste ne ménage pas sa peine pour conquérir l’audience la plus large possible hors de nos frontières. Démonstration, en trois point, d’une opération séduction rondement menée.

  • Il mise à fond sur les réseaux

Il tweete, il snape, il facebooke, il instagrame. Amir a bien compris l’utilité des réseaux sociaux pour conquérir de nouveaux fans dans le monde entier. Lundi, il s’est ainsi prêté à une interview en anglais sur Periscope, principalement destinée au public australien. Sur Twitter, où il est suivi par plus de 30.700 abonnés, le chanteur est un parfait polyglotte.

Il s’adresse à ses « Nederlandse vrienden »  (ses « amis néerlandais ») dans leur langue natale et transforme à coups de retweets d’admirateurs espagnols ou de blogs anglophones son fil d’actu en tour de Babel virtuelle. Bref, en quelques clics, il fait sien le slogan de l’Eurovision 2016 : « Come Together » (« Rassemblons-nous »).

  • Il joue la reprise

L’accueil réservé hors de nos frontières à J’ai cherché est des plus enthousiastes. Il suffit de regarder les commentaires postés sous le clip mis en ligne sur YouTube - qui a enregistré près de 2 millions de vues en moins d'un mois - pour le constater. Mais pour parachever son opération séduction, Amir fait montre de ses capacités vocales en reprenant les chansons des autres. Il a ainsi proposé sa version d’Euphoria, chanson victorieuse de l’Eurovision en 2012 pour la Suède, ou de Golden Boy, le titre israélien de l’édition 2015.

Le chanteur s’amuse aussi à reprendre les morceaux de ses concurrents directs (Say Yay de l’Espagnole Barei, Sound of Silence de l’Australienne Dami Im…). Une manière d’adresser un clin d’œil au public du pays concerné et - qui sait ? - de l’inciter à voter pour lui le soir de la finale, le 14 mai.

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  • Il multiplie les concerts et les plateaux télé à l’étranger

L’Eurovision n’est pas le show d’un soir, mais un véritable marathon qui commence dès que le choix de la chanson est confirmé. Le mois d’avril est ponctué de concerts dans toute l’Europe, réunissant plusieurs candidats de l’édition à venir. Si Amir n’a pas pu se rendre à ceux de Riga (Lettonie) et Moscou (Russie), début avril, il était samedi à celui d’Amsterdam (Pays-Bas) et sera à l’affiche des galas de Tel Aviv (Israel), ce mardi, et Londres (Royaume-Uni), le 17 avril.

Des rendez-vous qui rassemblent essentiellement des fans. Un bon moyen d’amplifier sa cote d’amour auprès des aficionados étrangers qui ne lésineront pas sur les SMS surtaxés pour défendre leurs artistes préférés le soir de la finale. C’est aussi une opportunité pour taper dans l’œil de la presse locale et de donner des interviews à tour de bras. Amir a par ailleurs profité de son passage dans la capitale néerlandaise pour se produire dans l’émission Carlo’s Café et familiariser ainsi le grand public batave à sa chanson… « Nederlandse vrienden », votez pour lui !