Beyoncé n'est pas contre la police, mais contre sa brutalité

MUSIQUE « Quiconque perçoit mon message comme anti-police se trompe complètement », a-t-elle expliqué au magazine « Elle »…

20 Minutes avec AFP
Beyoncé à Los Angeles le 29 février 2016.
Beyoncé à Los Angeles le 29 février 2016. — Mark J. Terrill/AP/SIPA

Contre la police, non, mais contre la brutalité, oui. Beyoncé a récemment affirmé que son militantisme pour la cause noire n’était pas dirigé contre la police mais contre la brutalité de cette dernière. La superstar de la pop avait déclenché une tempête médiatique avec son spectacle « Formation » à la mi-temps du Super Bowl, la finale du championnat de football américain. Elle y rendait hommage au mouvement « Black Lives Matter ».

« Je suis contre la brutalité et l’injustice de la police »

« Quiconque perçoit mon message comme anti-police se trompe complètement », a-t-elle expliqué au magazine Elle, paru mardi. « J’ai tellement d’admiration et de respect pour les policiers et les familles de policiers qui se sacrifient pour notre sécurité. Mais soyons clairs : je suis contre la brutalité et l’injustice de la police. Ce sont deux choses différentes », a-t-elle affirmé.

L’Association nationale des shérifs et plusieurs conservateurs s’étaient dits offensés par la chanson. Mais Beyoncé a aussi reçu des félicitations de militants des droits des Noirs, ravis que la star utilise sa renommée pour transmettre leur message.

Humaniste avant d’être féministe

Beyoncé se qualifie souvent de féministe mais estime dans Elle que le terme le plus adéquat serait « humaniste » car elle se dit préoccupée par toutes les inégalités, y compris la pauvreté dans le monde.

« Je ne veux pas me qualifier de féministe comme si c’était ma priorité sur le racisme ou le sexisme ou autre chose », explique-t-elle. « J’en ai juste marre des étiquettes », a-t-elle ajouté.

Beyoncé, avare de longues interviews, avait déjà parlé à Elle pour le lancement de sa marque de sport pour femmes, Ivy Park.