La chanteuse Kesha serait victime d'intimidation concernant son viol

ETATS-UNIS Sur Instagram, la chanteuse a dévoilé qu’une offre à l’amiable lui avait été proposée, dans le cas où elle accepterait de revenir sur ses accusations de viol…

C.W.
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La chanteuse Kesha devant la court suprême de New York le 19 février 2016
La chanteuse Kesha devant la court suprême de New York le 19 février 2016 — Mary Altaffer/AP/SIPA

Le cauchemar continue pour Kesha. Il y a deux ans, la chanteuse accusait Dr. Luke, son producteur, de harcèlement moral et d’agressions sexuelles. L’homme aurait notamment drogué la jeune femme avant de la violer. Des accusations que dément le producteur.

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Alors que les soutiens se multiplient autour de Kesha, la justice américaine a décidé en février dernier de ne pas annuler le contrat qui lie la chanteuse à Kemosabe Records, le label de Dr. Luke (et propriété de Sony Music), l’obligeant ainsi à travailler avec son violeur. Nouveau coup dur pour l’artiste, elle vient de dévoiler sur Instagram qu’elle était désormais victime d’intimidations.

« Je ne reviendrai pas sur la vérité »

La situation ne s’arrange pas pour Kesha. Dans une publication sur Instagram, la jeune femme a dévoilé être victime de chantage quant à ses accusations de viol envers Dr. Luke. On lui proposerait d’annuler le contrat qui la lie à son agresseur, si elle accepte de revenir sur ses propos.

« On m’a offert la vérité si j’accepte de mentir », écrit l’artiste. « Je devrais m’excuser publiquement et dire que je n’ai jamais été violée. Voila ce qui se passe en coulisses. Je ne reviendrai pas sur la vérité. Je préfère laisser la vérité détruire ma carrière plutôt que mentir pour un monstre ». Si Kesha n’accuse personne précisément, tout porte à croire que les menaces proviendraient de Kemosabe Records, et donc de Sony Music. Pour le moment, ni la maison de disques, ni le producteur n’ont réagi.