Réalité virtuelle: Cinq questions que vous vous posez peut-être encore

JEUX VIDEO A quelques jours du lancement de l’Oculus Rift et alors que Laval Virtual débute ce jeudi, une petite révision s’impose…

Jean-François Morisse

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Un des casques de réalité virtuelle
Un des casques de réalité virtuelle — SONY COMPUTER INC.

En partenariat avec Jeux Vidéo Magazine

L’Oculus Rift, le casque de réalité virtuelle (VR) propriété de Facebook, sera mis en vente ce lundi 28 mars. Et avant cela, le festival Laval Virtual va nous occuper tout le prochain week-end. Mais savez-vous vraiment à quoi vous devez vous attendre ?

La réalité virtuelle, c’est donc pour aujourd’hui ou encore pour demain ?

Les deux. Lundi, Oculus lance son casque Rift avec de nombreux jeux et expériences disponibles immédiatement, comme l’étonnant jeu de plate-forme cartoon Lucky’s Tale.

Ou bien encore le jeu de combat entre vaisseaux spatiaux Eve : Valkyrie.

Mais HTC suivra en mai en dégainant son casque Vive. En attendant Sony avec son PlayStation VR en octobre…

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La réalité virtuelle, est-ce l’avenir du jeu vidéo ?

Non. C’est avant tout « une nouvelle façon de jouer aux côtés des jeux PC, consoles et smartphones », souligne Nicolas Doucet, développeur chez Sony pour le futur casque PlayStation VR. « Il y a toujours de la place pour une nouvelle façon de jouer tant que celle-ci est de qualité et je pense que la VR est l’une d’elle. »

Les expériences de réalité virtuelle rendent-elles malade ?

Oui et non. Tout dépend des réglages qu’autorise l’appareil pour s’adapter à votre vue, mais aussi de la conception des jeux. « Pour que la réalité virtuelle soit vraiment viable et procure une sensation d’immersion, il faut un frame rate (un taux de rafraîchissement) de l’image extrêmement élevé (de 90 à 120 images par seconde là où les jeux classiques se limitent à 30), explique Nicolas Doucet. C’est lorsque l’on se rapproche de cette fluidité, proche de la réalité que l’on se laisse vraiment absorber et que le cerveau accepte que l’on puisse être "ailleurs" »

La réalité virtuelle, ce n’est que du jeu vidéo ?

Non. Les jeux vidéo ne sont qu’une petite partie des expériences de réalité virtuelle. D’autres activités liées aux loisirs, comme regarder un film, suivre un match de foot ou un concert, peuvent profiter de la VR, mais pas seulement. « L’éducation et l’apprentissage de métiers peuvent aussi en bénéficier, souligne Nicolas Doucet. On peut imaginer apprendre à diagnostiquer une maladie grâce à la VR, ou prendre des cours de cuisine, visiter des pays lointains sans bouger de chez soi, voire se promener dans l’appartement que l’on souhaite acheter, au moins pour avoir une première impression virtuelle avant de s’y rendre physiquement. »

Les expériences de réalité virtuelle sont-elles nécessairement chères ?

Oui. Le casque Oculus Rift coûte 699€. Pour le HTC Vive, le concurrent le plus abouti, comptez 899€. A cela s’ajoute évidemment le coût d’un PC forcément performant auquel il faudra connecter votre casque (autour de 1000€). Du côté de Sony, même si la PlayStation VR sera l’appareil le moins cher à 399€, il faudra pour l’utiliser correctement disposer d’une PlayStation 4 (399€ également), auquel s’ajoute le prix de la caméra PlayStation indispensable (60€) et des manettes Move (40€ l’unité).