Eric Judor: «Coluche et Desproges se prendraient une balle aujourd'hui»

POLEMIQUE « On pouvait rire de tout et de tout le monde. Ça a bien changé », déplore l’humoriste et réalisateur, dans une interview accordée au JDD…

20 Minutes avec agence

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Eric Judor.
Eric Judor. — Carlo Allegri/NBC/AP/SIPA

Une France « sclérosée, crispée » dans laquelle l’humour n’est plus toujours possible. Eric Judor, qui a récemment dû présenter ses excuses avec son acolyte, Ramzi Bedia, après avoir « critiqué » la ville de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), n’a pas mâché ses mots dans une interview accordée au Journal du Dimanche (JDD).

 « On pouvait rire de tout et de tout le monde »

« Les gens avaient l’air détendu et se parlaient encore quand ils se trouvaient dans la même pièce…(…)  On pouvait rire de tout et de tout le monde. Ça a bien changé », déplore l’humoriste et réalisateur, faisant référence aux années 1980, époque à laquelle se déroule son dernier film, La Tour 2 Contrôle Infernale, en salles le 10 février prochain.

« Coluche et Desproges, avec leurs vannes sur les CRS, les juifs et les Arabes, se prendraient une balle aujourd'hui », poursuit le metteur en scène de la suite de La Tour Montparnasse Infernale. « Tout est immédiatement repris, découpé, sorti du contexte. On ne fait plus partie d'un pays, mais d’un clan, d’une rue, d’un quartier derrière lesquels on se retranche. »