Angoulême : Lastman Universe, l'expo coup de poing

BD L'exposition consacrée à la saga qui a reçu le Prix de la série BD 2015 fait un malheur au festival d'Angoulême...

Envoyé spécial à Angoulême, O. Mimran

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Exposition Lastman Universe - Angoulême 2016
Exposition Lastman Universe - Angoulême 2016 — O. Mimran

Lorsqu’ils en ont publié le premier volume, début 2013, Bastien Vivès, Mickael Sanlaville et Balak n’imaginaient pas que Lastman deviendrait l’une des séries les plus populaires de ce début de décennie (plus de 120.000 exemplaires vendus en europe). Huit tomes plus tard, l’univers qu’ils déploient depuis 3 ans prend corps au Quartier Jeunesse du festival de la Bande dessinée d’Angoulême.

L’immersion est totale dès l’entrée, où les visiteurs sont accueillis par un Richard Aldana grandeur nature et en position de combat. Autour de lui, de grands panneaux présentent personnages et décors de la série. Plus loin, des enfants se chamaillent pour pouvoir jouer à Lastfight, le jeu vidéo tiré de la série et accessible sur deux bornes d’arcade. S’ensuit une série de salles proposant autant d’animations qu’il existe de mondes dans Lastman.

Incroyablement ludique, l’ensemble impressionne par sa richesse et sa cohérence. « Cet événement a pourtant été relativement facile à monter », explique à 20 Minutes Thomas Mourier, le commissaire d’exposition, « car les auteurs se sont montrés enthousiastes, hyper réactifs et coopératifs : ils ont, par exemple, redessiné des éléments pour qu’on puisse les intégrer, ils ont créé des animations dans un temps record etc ».

Arrive Balak, l’un des membres du trio de créateurs de Lastman, qui s’installe devant une tablette graphique et est ausstôt assailli de fans, aux questions desquels il répond poliment. La majorité d’entre est très jeune « C’était un peu la volonté des auteurs et de l’éditeur d’axer l’exposition sur le jeune public, de proposer une immersion à la fois pédagogique et ludique, qui permette de toucher, se faire prendre en photo, jouer, se faire peur etc », explique Thomas Mourier. « Mais il y a aussi un vrai background pour les jeunes adultes et adultes qui connaissent bien la série. Intéresser plusieurs générations était clairement l’un de nos objectifs ».

Fait amusant : l’exposition cohabite avec celle de Lucky Luke, dont on fête les 70 ans en 2016. La BD « classique » aux côtés de ce qui se fait de plus moderne actuellement, c’est un choix ? « Les auteurs en sont ravis », confirme Thomas Mourier, « puisque le public qui vient pour Lucky Luke a l’opportunité de découvrir un univers presque opposé. Et inversement, les visiteurs spécialement venus pour Lastman peuvent redécouvrir une icône du patrimoine de la bande dessinée mondiale. C’est bien que deux aspects aussi différents de la BD cohabitent ainsi. Angoulême, c’est vraiment le festival de toutes les bandes dessinées ! ».

Lastman : Universe
Quartier Jeunesse, Chais magelis – 16000 Angoulême