Balavoine, 30 ans après: Cinq anecdotes que vous ne connaissiez peut-être pas sur le chanteur

NOSTALGIE Disparu le 14 janvier 1986 lors d’un accident d’hélicoptère, Daniel Balavoine avait notamment déjà frôlé la mort quelques années auparavant…

Clio Weickert

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Daniel Balavoine à la Défense en 1979
Daniel Balavoine à la Défense en 1979 — BISSON BERNARD/SIPA

Le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine disparaissait dans un accident d’hélicoptère, en pleine mission humanitaire au Mali. Trente ans après, dans Balavoine, la véritable histoire (éditions du Rocher), Fabien Lecoeuvre, spécialiste de la chanson française et chroniqueur dans Les Années Bonheur sur France 2, a retracé le parcours de ce chanteur révolté, passionné et passionnant. 20 Minutes a sélectionné cinq anecdotes.

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Les Beatles lui ont donné goût à la musique

Alors que sa tante essaie d’apprendre le piano au petit Daniel, en vain, c’est une simple chanson émanant d’une radio qui va éveiller son oreille musicale. Balavoine a 11 ans, et vient de fuguer. Alors que tout le monde part à sa recherche, il se réfugie dans la chambre d’un pion de son pensionnat. « C’est ce jour-là que j’ai décidé de faire de la musique, parce que pour la première fois de ma vie, à ce moment-là, j’ai entendu les Beatles », explique le chanteur. « C’était en 1963 et ils chantaient She loves you. Le transistor était resté allumé… Je n’oublierai jamais car je crois que c’est comme ça que ma vie a commencé ! ».

Il a été choriste pour Patrick Juvet qui le surnommait « Balle d’avoine »

Avant de percer et d’engendrer des tubes comme Le Chanteur ou L’Aziza, Daniel Balavoine a enchaîné les groupes, les déconfitures, et a même été choriste pour une vedette de l’époque : Patrick Juvet. Balavoine, ou plutôt « Balle de foin », « Balle de son » ou encore « Balle d’avoine » tel que le surnomme l’interprète d’Où sont les femmes, va partir en tournée quelques mois avec lui. Les deux artistes se lient d’amitié, à tel point que Balavoine emménage dans la maison de campagne de Patrick Juvet et Florence Aboulker, sa productrice éditrice.

Il a frôlé la mort dans une piscine

A Bonfruit, dans cette demeure qu’il partage avec son ami et sa protectrice, Daniel Balavoine a bien failli y perdre la vie. Outre une piscine, le domaine compte également un sauna que le chanteur affectionne tout particulièrement. « Complexé par son problème de poids et obsédé par les régimes, Balavoine utilisait la chaleur extrême du sauna », raconte Fabien Lecoeuvre. Rien d’exceptionnel, si ce n’est qu’un jour, sortant brûlant de cet espace confiné, Balavoine plonge dans la piscine, glacée. L’artiste fait alors un choc thermique et perd connaissance. Patrick Juvet et un musicien repêcheront son corps inanimé dans la piscine. Plus de peur que de mal au final, mais le jeune homme a frôlé le pire.

« Mais tu vas fermer ta grande gueule ? »

Artiste passionné, Daniel Balavoine n’était pas connu pour avoir la langue dans sa poche. Un soir de 1979, alors qu’il partage la scène du Palais des Congrès avec toute l’équipe de Starmania, un homme n’arrête pas de siffler France Gall à chacun de ses passages. Un comportement irrespectueux qui excède l’interprète de Johnny Rockfort. Lors des saluts de fin, Balavoine se projette sur le type en question, l’empoigne et lui lance un « mais tu vas fermer ta grande gueule ? ». Il ne fallait pas embêter sa copine.

« Mon slip à ma taille »

Si le chanteur savait se défendre et n’avait pas peur de rentrer dans le tas, il savait également s’offrir de franches parties de rigolade. En 1982, en pleine gloire, Balavoine et ses musiciens se produisent en tournée dans toute la France, la Belgique et la Suisse. Sur scène, l’artiste veut détendre l’atmosphère avec son équipe, et n’hésite pas pour cela à bouleverser les paroles de ses tubes. Mon fils ma bataille devient « mon slip à ma taille », Je ne suis pas un héros se transforme en « je ne suis pas du terreau ». Le public n’y voit que du feu, « les musiciens hurlent de rire », raconte Fabien Lecoeuvre.