L'humoriste Arnaud Ducret «revendique de faire dans le populaire»

INTERVIEW Le comédien est actuellement en tournée avec son one-man-show «Arnaud Ducret vous fait plaisir», qui est également disponible en DVD depuis peu...

Propos recueillis par Fabien Randanne

— 

Arnaud Ducret dans son spectacle «Arnaud Ducret vous fait plaisir».
Arnaud Ducret dans son spectacle «Arnaud Ducret vous fait plaisir». — Denis Tribhou

Il est le papa de Parents mode d’emploi, diffusé du lundi au vendredi, à 20h40 sur France 2. Il donne aussi de sa personne dans Vendredi tout est permis sur TF1. Côté grand écran, il est le prof d’EPS pas très musclé du cerveau dans les deux volets des «Profs ». Et il est possible de l’applaudir, en chair et en os, dans son one-man-show qu’il défend sur les routes de France jusqu’à fin février. Ce spectacle, Arnaud Ducret vous fait plaisir, est aussi disponible depuis peu en DVD (Universal). Le comédien a pris du temps dans son agenda chargé pour répondre à 20 Minutes.

Comment présenteriez-vous votre spectacle à ceux qui vous connaissent par «Les Profs» ou «Parents mode d’emploi» ?

Je revendique le métier de comédien et je le revendique sur scène. Je ne parle pas d’actu, pas de politique, je fais de la fantaisie, j’essaie d’amener les gens dans mes histoires. Je ne me prends pas la tête.

Et votre humour, vous le définiriez comment ?

Roland Magdane, qui est venu voir mon spectacle, m’a dit après : « Tu fais de la fantaisie ». C’est tout à fait ça. Avec toutes les infos morbides, ça fait du bien aux gens de penser à tout autre chose.

Votre spectacle promet du plaisir aux spectateurs… On y croise des vieillards séniles qui jettent leur déambulateur en l’air, un fumeur opéré du larynx qui parle avec un appareil lui donnant une voix métallique… Il faut être un peu maso pour prendre du plaisir, non ?

C’est de l’absurde, ça me fait rire et ça fait rire les gens. Mais maso, oui, d’un côté, parce qu’il faut que je me donne à 400%. Je joue tous les personnages de mes sketches, c’est très physique.

Votre tournée devait passer début 2016 par le Bataclan…

Finalement, on jouera au Casino de Paris.

Comment avez-vous réagi aux attentats du 13 novembre ? Plusieurs humoristes, dans les heures qui ont suivi avaient moins le cœur à rire ou à faire rire…

Je jouais en Suisse ce soir-là. On a eu le moral plombé comme tout le monde, comme tous les Français. J’ai eu du mal à la représentation suivante, mais ce n’est évidemment rien comparé à la douleur des familles des victimes. Nous, les artistes, voulions remonter sur scène. On est là pour divertir, humblement. Le public était au rendez-vous. Il a aussi besoin de ça.

On peut vous voir du lundi au vendredi dans «Parents, mode d’emploi»… Vous n’êtes pas lassé ?

Non, je tourne de nouveaux épisodes en parallèle de ma tournée. Certains, de 26 minutes, sont en projet. Cela ne fait que trois ans que ça dure, on est suivi par cinq millions de téléspectateurs tous les soirs, on ne va pas bouder notre plaisir.

Dans la rue, on vous aborde en vous parlant du prof de sport des «Profs» ? Du papa de «Parents mode d’emploi» ?

Ça  dépend. Dans le public de mon spectacle, il y a beaucoup de familles, des jeunes couples de 20 ou 30 ans et des personnes plus âgées. Certains m’ont connu avec Les Profs, d’autres avec Parents mode d’emploi ou Vendredi tout est permis. Ces vitrines me permettent d’attirer de plus en plus de gens. Je fais ce métier pour plaire au maximum de gens. Je revendique de faire dans le populaire.

«Les Profs 2» est l’un des gros succès cinéma de cette année…

Je suis ravi, c’est un film générationnel. Quand les gamins qui voient le film aujourd’hui auront 25 ans, ils viendront peut-être me dire : « Qu’est-ce qu’on s’est éclaté avec Les Profs !» C’est de la comédie populaire pour les gamins et leurs parents.

Que répondez-vous à ceux qui jugent le film médiocre ?

Je m’en fous. Je suis très fier des deux films. Je sais pourquoi je fais les choses.

Mots-clés :