Le traducteur d'Harry Potter ne sera pas poursuivi

LITTERATURE Les éditions Gallimard et l'auteur britannique J.K. Rowling ne se sont pas portées parties civiles...

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Une bombe a été désamorcée dans la nuit de vendredi à samedi dans une voiture garée devant un centre commercial de Karachi, dans le sud du Pakistan, où devait se presser la foule dès l'aube pour la vente du dernier tome de la saga "Harry Potter", a indiqué la police.
Une bombe a été désamorcée dans la nuit de vendredi à samedi dans une voiture garée devant un centre commercial de Karachi, dans le sud du Pakistan, où devait se presser la foule dès l'aube pour la vente du dernier tome de la saga "Harry Potter", a indiqué la police. — Mike Clarke AFP
Une histoire qui se termine bien. Les éditions Gallimard et l'auteur britannique J.K. Rowling ne se sont finalement pas portées parties civiles et ne réclament aucun dommages et intérêts à l'adolescent de 16 ans, arrêté en début de semaine pour traduction illégale du dernier tome des aventures de Harry Potter, a indiqué samedi l'éditeur.

Pas pour l'argent

L'auteur et l'éditeur «ne souhaitaient que dénoncer les réseaux organisés de traducteurs agissant de façon concertée dans le but de tirer profit directement ou indirectement de l'engouement du public», souligne Gallimard.

Un lycéen d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a été entendu par les enquêteurs sur la mise en ligne d'une traduction pirate du dernier tome des aventures d'Harry Potter, avait-t-on appris mercredi de source judiciaire. Cet adolescent ne semblait pas avoir agi pour l'argent, ajoutait-on de même source.

«Harry Potter and the Deathly Hallows» (Harry Potter et les reliques de la mort) est sorti, en anglais, le 21 juillet. Sa traduction française paraîtra le 26 octobre. Gallimard, qui édite la version française de Harry Potter, avait été alerté par la Brigade centrale de répression de la contrefaçon industrielle et artistique (BCRCIA) de la publication sur le net de cette traduction pirate.

«Droit d'auteur»
 
Afin qu'une enquête puisse être ouverte, Gallimard et J.K. Rowling avaient déposé plainte, a expliqué samedi une porte-parole de l'éditeur français. Mais «leur objectif n'a jamais été financier, il vise exclusivement la protection du droit d'auteur», a ajouté la porte-parole.