Le rappeur Vicelow à Jazz in Marciac, août 2007.
Le rappeur Vicelow à Jazz in Marciac, août 2007. — Benjamin Chapon

FESTIVAL

Vicelow de Saïan Supa Crew: «J'ai beau être un rappeur, je suis un musicien»

Ceci n'est pas un joueur de jazz, malgré sa présence à Marciac...

Au hasard des rues de Marciac, on rencontre, assis devant un crêpe au chocolat, Vicelow, membre du groupe de rap Saïan Supa Crew.

Bonjour Vicelow. Qu’est-ce que vous faites là?
Je tourne une émission avec Arte. Je découvre le festival avec un regard neutre de novice, je rencontre les artistes, les bénévoles, je raconte ce que je vois…

Vous êtes amateur de jazz?
Oui et non. Je ne suis pas amateur au quotidien mais j’aime cette musique, son style, son histoire et son identité.

Et vous vous sentez bien ici?
Bon, c’est super calme, c’est sûr. Mais ça repose, c’est un peu des vacances. Avec mon chapeau et ma chemise à fleurs, on me prend pour un jazzman américain. Alors quand je parle français, les gens sont déçus.

Avez-vous ressenti du snobisme à votre égard?
Des snobs, il y en a partout mais je les calcule pas. Je me focalise sur les découvertes qui me touchent, les rencontres avec les bénévoles, les musiciens. J’ai beau être rappeur, je suis aussi un musicien.

Une rencontre en particulier vous a-t-elle touché?
Beaucoup. J’ai bien accroché avec Médéric Collignon qui est une personnalité atypique. On ne trouve pas des types comme ça dans le rap.

Pourquoi?
Je ne sais pas. Le jazz se suffit à lui-même. C’est un genre peu commercial donc préservé. Le rap est plus exposé et donc plus formaté. Bon, il y a des casse-couilles aussi dans le jazz, ceux qui savent mieux que tout le monde ce qu’est le vrai jazz. Mais dans l’ensemble, ici, ça se prend moins la tête. Par exemple, j’ai fait un basket avec le fils de Wynton Marsalis. C’était bien cool.