«Zoo»: Ces dix éléments du roman qu'on espère ne pas retrouver dans la série

SERIE Diffusée à partir de mardi soir sur TF1, la série « Zoo » est inspirée du roman de James Patterson… « 20 Minutes » l’a lu et aimerait que la série se passe de certains détails qui tuent…

Joel Metreau

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Affiche promotionnelle pour la série Zoo.
Affiche promotionnelle pour la série Zoo. — CBS

On n’a pas vu la série de CBS, dont la première saison est diffusée dès mardi soir à 20h55 sur TF1. Mais on a lu le livre. Et on espère, pour le confort des téléspectateurs, que la série aura fait le tri entre ce qu’il faut garder et ce qu’il faut jeter.

Zoo (L’Archipel, 19,50 euros) est signé James Patterson, écrivain américain qui a le plus gagné d’argent en 2015 (89 millions de dollars). Un auteur extrêmement prolifique : en 2014, quinze romans sont sortis sous son nom. Mais il ne s’en cache pas : il fait appel à des collaborateurs pour écrire ses livres, en se contentant de leur donner les grandes lignes. En l’occurrence, pour Zoo, il s’agit de Michael Ledwigde.

« Je crois que la série va être meilleure que le livre », déclarait James Patterson à Variety au début de l’année 2015. On n’en doute pas un instant. Dans sa version papier, le thriller décrit une attaque massive d’animaux sauvages et domestiques sur les humains. Et c’est parfois mortel.

Evidemment, si vous souhaitez conserver la surprise, vous arrêterez votre lecture ici.

Le nom de la catastrophe mondiale : Il faut bien choisir l’acronyme du danger. SRAS, par exemple, ça fait peur, ça en jette. Jackson Oz, biologiste et principal protagoniste de Zoo (l’acteur James Wolk à l’écran), lui, a baptisé le phénomène « CHA ». CHA, c’est mignon pour désigner un Conflit humano-animal, mais peu crédible. L’auteur a dû s’en apercevoir parce qu’en cours de roman, CHA devient « EAP », pour Epidémie animale planétaire. Faudrait savoir.

Des chiffres pour impressionner : « En Australie, les blessures provoquées par des chats et des chiens avaient augmenté de 20 %. De 34 % à Pékin », constate le scientifique. Pourquoi Pékin et pas la Chine entière ? Mystère. Et puis, un pourcentage sans date de référence, ça ne veut rien dire. Mais tant pis, on est impressionné quand même.

L’animal de compagnie : Comme animal domestique, Jackson Oz ne peut pas avoir un chien ou chat comme tout le monde. Non, Jackson Oz possède un chimpanzé qui joue à la Wii et lui met « des raclées au bowling ». Plus tard dans le roman, le singe agresse sans raison son maître, mais le découvreur du « CHA » se demande quand même bien pourquoi.

Le jeu de tarot : Pour savoir si le CHA va détruire la planète, Jackson Oz se fait tirer un tarot par sa copine française Chloé, dont il va tomber amoureux (l’actrice française Nora Arnezeder). Et comme par hasard, c’est la carte du Jugement dernier qui sort.

Les parents insouciants : A la moitié du roman, on effectue un saut de cinq ans en avant, le temps qu’il faut pour que le « CHA », pas très pressé, atteigne les Etats-Unis. Dans ce laps de temps, Chloé et Jackson se sont mis en couple. Ils ont eu un fils à qui ils font lire Le Livre de la jungle et regarder Madagascar. Une attitude totalement irresponsable en pleine crise de « CHA ».

La précision qui tue : Au sujet d’un scientifique dont l’agression par un gorille il y a 8 ans l’a laissé lourdement handicapé, on peut lire : « Certaines positions lui sont désormais interdites, mais il a conservé une vie sexuelle avec sa femme. Et il est capable de préparer du bacon. »

Pas les dauphins : Sur la terre, les animaux se rassemblent par troupeau, avec à leur tête des dogues argentins. Et dans les océans ? Les étoiles de mer ont-elles la rage ? Les poissons clown font-ils pleurer les nageurs de douleur ? Il faut attendre les deux tiers du roman pour assister à une scène où des dauphins se jettent par centaine sur le pont d’un chalutier pour le faire couler.

Le chien de la Maison Blanche : Ce sont en général les plus hauts responsables des Etats-Unis qui sont les derniers au courant des catastrophes. Dans Zoo, une jeune fille meurt après avoir été attaquée par le chien de la Maison Blanche. « La présidente a emprunté un pistolet à l’un de ses agents et abattu le chien elle-même. » On espère que ça lui a fait du bien.

La raison pour laquelle les animaux sont devenus fous : C’est la faute aux téléphones portables et aux ondes qu’ils émettent. Et aussi à notre sébum, qui contient depuis 1994 « un nouveau composant ». On n’en saura pas plus, sinon que les animaux n’aiment pas son odeur. Plus loin, on apprend que c’est aussi la faute aux hydrocarbures. Zoo a bien besoin d’une petite COP 21.