Patrick Poivre d'Arvor laissé libre après une garde à vue

JUSTICE Le journaliste a été entendu ce mercredi en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur une possible escroquerie...

20 Minutes avec AFP

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Patrick Poivre d'Arvor, le 30 août 2015.
Patrick Poivre d'Arvor, le 30 août 2015. — SIPA

Les enquêteurs se demandent si son nom n’a pas servi à tromper des épargnants. Patrick Poivre d’Arvor a été entendu en garde à vue ce mercredi dans le cadre de l’affaire Aristophil. Le journaliste vedette a été laissé libre à l’issue de son audition, selon une source judiciaire qui confirmait une information de l’hebdomadaire Closer.

La société Aristophil, gérée par Gérard Lhéritier, proposait de placer son épargne dans des parts de manuscrits. Mais, pour les enquêteurs, il pourrait s’agir d’une cavalerie, un système pyramidal de type Ponzi (rendu célèbre par l’affaire Madoff), où les apports des nouveaux épargnants servaient à payer les intérêts promis à 8 ou 9 % par an. Les intérêts devaient théoriquement être assurés par la croissance de ce marché qui était annoncé en pleine expansion.

18 000 souscripteurs

Les épargnants achetaient des parts de manuscrits, souvent en indivision, comme le testament politique de Louis XVI, les écrits du général de Gaulle, des manuscrits du marquis de Sade ou d’André Breton… Selon la police, quelque 18 000 souscripteurs ont conclu des contrats pour un montant de 850 millions d’euros.

Dans cette affaire, le patron d’Aristophil a été mis en examen comme plusieurs autres personnes, dont sa fille, un expert-libraire et un expert-comptable.