«Star Wars Battlefront»: Ses côtés lumineux, ses côtés obscurs

JEU VIDEO Faut-il être fan de la saga pour apprécier « Star Wars : Battlefront » ? «20 Minutes» a exploré ce blockbuster avec un responsable du site Star Wars Universe...

Joel Metreau

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Dark Vador dans Star Wars Battlefront
Dark Vador dans Star Wars Battlefront — Electronic arts

Vous reprendrez bien - encore - une dose de Star Wars ? Car ce jeu développé par le studio suédois DICE et édité par l’Américain Electronic Arts surfe sur le marketing qui entoure la sortie de l’épisode 7 au cinéma. Mais il n’a rien à voir avec le long-métrage de JJ Abrams. En compagnie de Richard, alias DarkyVady, un responsable du site de fans francophone Star Wars Universe, 20 Minutes explore les côtés lumineux et malgré tout obscurs de Star Wars Battlefront, disponible sur Xbox One, PlayStation 4 et PC.

  • Une Guerre des étoiles entre les mains
Des batailles au pistolet laser dans Star Wars Battlefront. - Electronic arts

 

Côté lumineux : Un jeu ambitieux Star Wars sur consolmes se faisait attendre depuis 2008. Cette année-là, un honnête Star Wars : Le pouvoir de la force et sa suite baclée en 2010 mettaient le joueur dans la peau d’un disciple de Dark Vador. Ont suivi le MMORPG Star Wars : The Old Republic de 2011 et un Kinect Star Wars risible. En septembre dernier, est juste sorti un jeu modeste pour mobiles, Star Wars Insurrection. Star Wars Battlefront tombe donc à pic, avant la sortie de l’épisode VII. « Les fans de Star Wars le trouvent génial, mais les joueurs de first person shooter vont le trouver pauvre, explique Richard. Il y a peu de customisations par rapport à Call of Duty ou Battlefield. »

Côté obscur : Electronic Arts prend les joueurs pour des ewoks en proposant un jeu chiche en contenu, vendu 70 euros. Il faudra débourser 50 euros pour un passe de saison qui permet de télécharger à partir de 2016 davantage de cartes, de héros… Bref, 120 euros un jeu entier, il y a de quoi se faire seppuku au sabre laser.

  • Une ambiance qui colle aux films
Luke Skywalker dans Star Wars Battlefront. - Electronic arts

 

Côté lumineux : Ah le hurlement des chasseurs TIE, dont le son a été créé en mixant barrissement d’éléphant et bruit de voiture… Le piou piou des pistolets blasters… On s’y croirait vraiment. L’effet nostalgie n’y est sans doute pas pour rien. « D’un point de vue de fan, les sons et l’ambiance sont parfaits », estime le membre de Star Wars Universe.

Côté obscur : « La personnalisation de son avatar permet d’enlever le casque des stormtroopers sur le champ de bataille. Il y a pas mal de gens que cela a choqué », note Richard. Le fan note aussi des incohérences comme « la présence de croiseurs Mon Calamari qui ne figurent pas dans la bataille au début de L’Empire contre-attaque. Mais c’est pour accentuer la mise en scène grandiose. »

  • Un beau spectacle, mais sans scénario
Un marcheur dans Star Wars Battlefront. - Electronic arts

 

Côté lumineux : Star Wars Battlefront reprend les batailles, les décors et les personnages des épisodes 4, 5 et 6 de la saga au cinéma. Les principaux protagonistes sont d’ailleurs présents dans plusieurs modes de jeu : Leïa, Han Solo et Luke Skywalker pour les rebelles, Dark Vador, Palpatine et Boba Fett pour l’empire. « Normalement, ce dernier est un personnage neutre, mais c’est un bon choix car apprécié de la communauté. »

Côté obscur : La force n’est pas dans le scénario. Car il n’y en a pas. Les missions en solo sont vaguement introduites. Les épisodes 1, 2 et 3 sont passés à la trappe par le jeu, et il n’existe aucun lien avec l’épisode VII à sortir. Star Wars Battlefront part du principe que tout le monde connaît la saga et ses personnages.

  • Un tour des planètes
La planète Endor dans Star Wars Battlefront. - Electronic arts

 

Côté lumineux : Les planètes sont représentées au nombre de quatre : Tatooine, Hoth, Endor et Sullust. « La plus réussie, c’est Endor avec sa végétation touffue et ses arbres qui tombent, rapporte Richard. Sullust, qui apparaît dans plusieurs livres, est pour la première fois représentée sur un écran. Les autres planètes sont fidèles à ce qu’on voit dans les films. »

Côté obscur : Quatre environnements, c’est tout ?

  • Neuf modes de jeux différents
Le mode Escadron de chasseurs dans Star Wars Battlefront. - Electronic arts

 

Côté lumineux : On succombe aux modes « Suprématie » et « Attaque des marcheurs », où quarante joueurs s’affrontent dans les rangs des rebelles ou de l’Empire. Les combats, dynamiques, se livrent à la fois sur terre et dans les airs, dans un tumulte réjouissant.

Côté obscur : Ça se discute. « Le gameplay est simpliste, pas de gestion des munitions, pas de personnalisation des armes », pointe Richard. Ce qui rend le rend accessible, mais fait fuir les pros des shooters. Dans le « mode escadron de chasseurs », « les rebelles sont un peu avantagés car le Faucon Millenium est trop puissant et les vaisseaux rebelles un peu supérieurs à ceux l’empire. » Enfin, pour un jeu qui s’appelle La Guerre des étoiles, il n’y a aucune bataille dans l’espace. Ah, bon ?