Nos trucs (testés et approuvés) pour jouer au boulot sans se faire griller

Pratique Pratiquer Clash of Clans et autres Candy Crush sous le nez de son supérieur n'est pas un exercice évident mais avec quelques conseils on excelle rapidement...

Thomas Weill

— 

Surtout ne pas avoir l'air coupable, surtout ne pas avoir l'air coupable... raté !
Surtout ne pas avoir l'air coupable, surtout ne pas avoir l'air coupable... raté ! — M. Buiatti/20 Minutes

Un café, une cigarette, un petit tour sur Candy Crush, 2048 ou Clash of Clans. On l’a tous fait au bureau.  Pour certains, jouer au taf tient du rituel, trois fois par jour, pas plus, pas moins. Chez d’autres, l’habitude devient compulsive. Pour tous les acharnés des jeux sur mobile, j’ai mené l’expérience de consacrer 18h de ma semaine de boulot à jouer à l’insu de mon boss. Mes conseils pour glandouiller.

Jour 1 : 

Tous mes collègues sont au courant. Cette semaine, je glande. Seul mon responsable, Romain, ne le sait pas. Au boulot, je ne suis pas un rapide. Je suis du genre premier arrivé dernier parti. Alors comme je travaille chez 20 Minutes depuis deux mois seulement, au lieu de me réjouir de pouvoir me la couler douce, je balise. Quand je me décide enfin, je commets ma première erreur. Je n’ai pas coupé le son. Je branche mes écouteurs en catastrophe.

Prudent, je lance le jeu A blind legend, où j’incarne un chevalier aveugle. Pas besoin de regarder mon portable, mais je dois garder mes écouteurs pour être guidé. Discret, mais difficile à gérer si on me parle. Je ne joue qu’une demi-heure, trop de stress.

>> Retrouvez nos autres articles jeux vidéos

Jour 2 :

Aujourd’hui, Candy Crush. Moins immersif, mais je suis obligé de regarder mon téléphone. Ma hantise n’est plus mon chef, mais mes collègues qui veulent que je me fasse repérer. D’ailleurs quand l’un d’eux lance « Candy Crush ? Moi aussi parfois je joue au boulot », mon cœur s’accélère. Mon boss me regarde d’un air amusé et sévère qui signifie « ça ira pour cette fois, mais je t’ai à l’œil. »

Jour 3 :

Je demande des conseils autour de moi. Thibaut*, mon mentor, est cariste dans une grande entreprise. Pour lui, « le mieux reste le coup de klaxon des collègues pour prévenir quand le boss arrive ». Mes collègues n’ayant ni klaxon ni empathie, je peux m’asseoir dessus. Autre astuce ? « La pause caca, répond Thibaut, rigolard. Mais pas plus de 10-15 minutes. »

 

Bien à l'abri, assis sur le trône.

Note pour la prochaine fois, ne pas

oublier de fermer à clé.

M. Buiatti/20 Minutes

 

Assis sur le trône, je ne vois pas le temps passer. Le jeu est devenu un exutoire. Pas envie de bosser ? Pas grave, cette semaine-là [NDLR fin octobre], je suis payé pour jouer. Je lance une attaque sur Clash of Clan (deux étoiles, pas trop mal), je débloque enfin ce satané niveau 37 sur Candy Crush. Au bout d’une demi-heure, quand je retourne à mon bureau, mon boss me regarde d’un air moqueur. « Tu jouais ? », me demande-t-il. Moi, penaud : « Ben… C’était la fin de ma guerre sur Clash ». « Je ne peux plus rien faire pour toi si tu veux vraiment te tirer une balle dans le pied. Au moins t’auras vu une rédaction de près pendant quelques jours ! », me lance-t-il. Aïe.

Jour 4 :

Plus de place à l’erreur. J’appelle Géraldine* en renfort. Journaliste dans un grand média, c’est une glandeuse de haut niveau qui ne se fait jamais pincer. « Déjà, tout est dans l’attitude, commence la journaliste. Si tu as l’air d’un enfant qui fait des bêtises, ça ne marchera pas. Il faut que tu restes décontracté voire blasé », conseille-t-elle. Je suis ses recommandations : sourcils froncés, stylo à la main, je suis bien assis sur ma chaise et mes yeux oscillent entre l’écran de mon téléphone et celui de mon ordinateur. L’illusion est parfaite.

Allez, encore cinq minutes et je me remets au boulot. Bon d'accord, une demi-heure, mais pas plus ! - M. Buiatti/20 Minutes

 

Jour 5 :

Mon travail s’accumule. J’aurais dû moins cloper pour gagner du temps. Et remplacer une addiction par une autre. « Je ne joue jamais quand j’ai quelque chose à faire », explique Géraldine. Résultat, Je me force. Mais le soir, quand Romain me dit au revoir, ses yeux sont rivés sur l’écran de mon portable que je masque de la main dans un manque total de discrétion.

Jour 6 :

Enfermé dans les toilettes, je tente l’expérience du joueur contre joueur. Géraldine m’avait pourtant prévenu, « il faut privilégier les jeux qui te laissent la possibilité de mettre pause ». Sa mise en garde s’avère prophétique, puisque j’arrive avec un retard de 10 minutes à mon bilan mensuel, le téléphone toujours en main faute d’avoir pu terminer ma partie, ça la fout mal.

Bilan :

Glander oui, mais intelligemment. Par exemple lire cet article ne vous servira pas à grand-chose, mais cela peut être un bon moyen de vous y mettre si vous n’osez pas encore jouer au bureau. D’ailleurs, si vous êtes en train de lire ces phrases il est temps de retourner taffer. Je vais faire de même… Après un petit Candy Crush.

 

*Les prénoms ont été modifiés