Un livre, une phrase: «Une aurore au-devant des jours» fait écho à l'actualité

STABILOTÉ Nadia Sweeny retrace le parcours de ses aïeux pendant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire d'une famille de réfugiés...

Anne Demoulin

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Un extrait d'«Une aurore au devant des jours» de Nadia Sweeny (Michalon)
Un extrait d'«Une aurore au devant des jours» de Nadia Sweeny (Michalon) — A. Demoulin/20 Minutes

« Réfugiés. Ce mot nous fait mal. On se sent misérables, fuyants. Et pourtant si privilégiés », écrit Suzanne Lévy dans un carnet griffonné sur la route de l’exil. Dans Une aurore au-devant des jours (Michalon, 20 euros), Nadia Sweeny a recoupé lettres, carnets, télégrammes, discours officiels et coupures de journaux de ses aïeux pendant la Seconde Guerre mondiale. Un document historique qui fait écho à l’actualité. 

Le pitch

Paris, juin 1940, la famille Diamant-Berger est prise dans le tourment de la débâcle. Le cinéaste Henri Diamant-Berger est juif et bien trop impliqué dans la lutte antinazie pour rester en France. Accompagné de sa femme, Suzanne Lévy, et de ses filles, Ginette et Colette, il rejoint les Etats-Unis. A la demande du général de Gaulle, il orchestre la propagande de la France Libre à Hollywood.

La citation stabilobossée

Dans la correspondance et les extraits de journaux intimes de la famille Diamant-Berger, on trouve bien sûr le quotidien des Français durant l’Occupation, des marraines de guerre aux tickets de rationnement en passant par l’organisation de Résistance. En filigrane, l’incertitude, la douleur et les difficultés qui constituent le lot des réfugiés. Un destin universel que l’on soit Français, hier, ou Syrien, de nos jours.