«Ca ressemble à Untel en moins bien»

FESTIVAL Rencontre aux Francofolies de La avec Sanseverino...

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La rencontre aux Francofolies entre Sanseverino et la presse devait avoir lieu sur un catamaran. «C’est super sympa comme idée mais je ferai du bateau pendant les vacances, là j’ai pas le temps, explique le chanteur et guitariste. Les Francos, c’est vraiment le festival le plus dur de la saison. Tout le monde t’attend, il faut être parfait et on n’a jamais le temps de faire les balances… Je ne sais pas pourquoi il y a un tel ramdam autour de ce festival, pourquoi tout le monde vient là, pourquoi les médias se focalisent là-dessus… »

On a du mal à croire que Sanseverino, avec ses tatouages et son allure éternellement décontractée, soit sensible à la pression d’un évènement comme les Francofolies. «Bien sûr que j’ai la pression. Je n’ai plus peur quand je monte sur scène mais je sais que je ne dois pas faire n’importe quoi.»

Arrivé le matin même à La Rochelle, Sanseverino et le big band qui l’accompagne pour cette tournée repartiront dès dimanche pour un nouveau concert. Dans ces conditions, et entre deux visionnages de l’étape du jour du Tour de France, difficile d’aller jeter une oreille du côté des autres concerts. «Franchement, je ne prends plus le temps d’être surpris. C’est un peu triste mais je n’ai pas le temps d’écouter plus d’une ou deux chansons par artiste. Et à chaque fois que je le fais je me dis: "Tiens ! Ca ressemble à Untel en moins bien… "»

Pur produit de la mythologie des Francos, Sanseverino est monté pour la première fois sur scène à La Rochelle pour… accorder les guitares de Michel Fugain. «J’ai fait du chemin depuis. La première fois que j’ai été programmé, il y a une quinzaine d’années, j’étais super content, j’avais l’impression de rentrer dans une famille. Aujourd’hui, cette famille, j’aimerais m’en écarter. Aux Francos, les chanteurs français sont bien à l’aise entre eux. Moi, j’aime me frotter à la diversité des genres musicaux. Et malheureusement, ce n’est pas ici que ça arrive.»