L'écrivain Christine Arnothy est morte

DISPARITION La romancière est décédée mardi à l'âge de 84 ans...

20 Minutes avec AFP

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Christine Arnothy, sur le plateau de l'ex-émission littéraire de TF1 «Vol de Nuit», en 2004.
Christine Arnothy, sur le plateau de l'ex-émission littéraire de TF1 «Vol de Nuit», en 2004. — TF - Chevalin

Au milieu des années 1950, son roman J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir avait remporté un immense succès. La romancière d’origine hongroise Christine Arnothy, prix Interallié en 1980, est morte à l’âge de 84 ans, a révélé sa fille mardi.

Auteure de 48 romans, Christine Arnothy est née à Budapest en novembre 1930. Elle s’est fait connaître au milieu des années 1950 avec son autobiographie J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir, dans lequel elle racontait son quotidien pendant la Seconde Guerre mondiale. Le livre avait reçu le Prix Vérité en 1954. Elle s’était installée en France après avoir quitté la Hongrie, sous domination soviétique, en passant la frontière à pied avec ses parents.

Deux ans après le succès de son premier livre, Christine Arnothy lui donne une suite avec Il n’est pas facile de vivre. Suivront notamment Dieu est en retard, Le Cardinal prisonnier, Le Jardin noir (prix des Quatre-Jurys, Julliard), Toutes les chances plus une (Prix Interallié), un recueil de nouvelles, Le Cavalier mongol (Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française).

Elle était commandeur de la légion d’honneur

En 2008, elle avait publié une suite à son autobiographie, Les Années cannibales. Elle a écrit Une Valse à Vienne en 2009 et La Vie d’une manière ou d’une autre en 2010. Christine Arnothy a aussi écrit pour le théâtre, la radio et la télévision. Elle était également commandeur de la Légion d’honneur.

« Elle était en train de travailler sur un roman qu’elle adorait, sur "la grande réconciliation entre les animaux et les êtres humains". Elle n’a pas pu le terminer », a indiqué sa fille dans un communiqué. Ses cendres, mélangées à celles de son compagnon, le journaliste Claude Bellanger, seront dispersées dans une mer française.

« Si les lecteurs veulent faire plaisir à l’écrivain qu’ils aimaient beaucoup, ils peuvent faire un don aux Restos du Coeur à Paris. Merci à l’avance », a précisé sa fille.