Fleur Pellerin ne croit pas à une BBC à la française

TELEVISION Un rapport du Sénat recommande de prendre exemple sur la chaîne britannique pour réaliser des économies...

20 Minutes avec AFP

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Fleur Pellerin le 24 septembre 2015 à Paris
Fleur Pellerin le 24 septembre 2015 à Paris — Bertrand Guay AFP

Une BBC made in France? Fleur Pellerin n'y croit pas. Pourtant, un rapport du Sénat recommande de prendre exemple sur la chaîne britannique pour réaliser des économies, dans une interview samedi au Figaro.

«Cette idée de BBC à la française est une suggestion récurrente. Le modèle présente sans doute des sources d'inspiration pour l'audiovisuel public français. Pour ce qui est d'un éventuel rapprochement, il permettrait peut-être des économies à long terme mais ce type de réforme, qui consisterait finalement à recréer l'ORTF, s'avère extrêmement coûteux à court terme. Je n'y crois pas», estime la ministre de la Culture et de la Communication.

La création d'un groupe unique recommandé

Un rapport du Sénat remis mardi recommande la création d'un groupe unique, qui serait baptisé «France Médias» et regrouperait France Télévisions, Radio France, Arte, l'Ina, France 24 et RFI, et permettrait de réaliser des économies, via des mutualisations, et de renforcer son indépendance vis-à-vis de l'Etat.

En revanche, la ministre «souhaite un effort commun pour travailler sur une stratégie convergente, voire unique».

«Ce n'est pas la même chose que de créer une chaîne à partir de zéro»

«Je pousse à la création d'une plateforme numérique commune, qui permettrait de toucher un plus large public et pourrait être source d'économies. Sur le numérique... les médias publics produisent des contenus d'une grande qualité mais il n'y a pas de stratégie d'ensemble», précise-t-elle.

Quant au projet de chaîne publique d'information en continu, que la nouvelle présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, veut lancer dès septembre 2016 en numérique avec Radio France, Mme Pellerin indique qu'«il y a une volonté d'avancer et des travaux en cours, notamment pour déterminer son coût». «Mais nous ne partons pas de rien. Des moyens existent déjà. Ce n'est pas du tout la même chose que de créer une chaîne à partir de zéro», ajoute-t-elle.