La saga «The Kingkiller chronicle» de Patrick Rothfuss adaptée en film et en série

CULTURE Il s'agit d'un des plus gros succès de la fantasy après «Game of Thrones»...

Philippe Berry

— 

Illustration du roman«Le Nom du vent», de Patrick Rothfuss.
Illustration du roman«Le Nom du vent», de Patrick Rothfuss. — M.SIMONETTI/BRAGELONNE

Fan d’imaginaire, réjouissez-vous. Jeudi, Lionsgate a annoncé avoir acquis les droits de la saga de fantasy The Kingkiller Chronicle pour un méga-deal visant à l’adapter en film, en série et en jeu vidéo. Et c’est la meilleure nouvelle depuis l’arrivée de Game of Thrones sur HBO et celle, l’an prochain, de Hyperion sur Syfy.

10 millions d’exemplaires vendus

Le roi des geeks, Patrick Rothfuss, a partagé la nouvelle sur son blog et promet que ce format multi-plateformes « fera justice aux personnages ». En deux romans (*The Name of the Wind et The Wise Man’s Fear), les aventures de Kvothe se sont déjà écoulées à plus de 10 millions d’exemplaires. En attendant le troisième et dernier tome, il s’agit d’un des plus gros succès récents en librairie derrière Game of Thrones, aux côtés de The Stormlight Archive de Brandon Sanderson.

Dans un cadre médiéval plutôt classique, Rothfuss alterne entre des flashbacks à l’université qui rappellent Harry Potter et des interludes plus sombres qui évoquent The Witcher. Entre-temps, le jeune Kvothe, orphelin après le massacre de la troupe de théâtre de ses parents, grandit pour devenir un héros presque mythologique. La grande force de l’auteur, c’est sa belle plume, lyrique et poétique, qui donne le sentiment d’écouter un ménestrel raconter une histoire légendaire au coin du feu.

Une adaptation compliquée

La route s’annonce encore semée d’embûches. Certains projets ambitieux, comme l’adaptation au cinéma et à la télévision de La Tour sombre de Stephen King, patinent depuis plusieurs années. Les droits de The Kingkiller Chronicle avaient déjà été récupérés par Fox en 2013 avant d’être finalement cédés à Lionsgate. On croise les doigts et on espère que le studio lui trouve une bonne maison. Allo, Netflix ?

(*) Le Nom du vent et La Peur du sage chez Bragelonne