Le Centre Pompidou Metz recrée la Factory d’Andy Warhol

EXPOSITION « Warhol Underground » met l’accent sur les liens entre l’œuvre du pape du pop art et l’avant-garde culturelle new-yorkaise des années 1960…

Anne Demoulin

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La Silver Factory d'Andy Warhol recréé au Centre Pompidou Metz.
La Silver Factory d'Andy Warhol recréé au Centre Pompidou Metz. — GINIES/SIPA

En immersion dans la mythique Silver Factory d’Andy Warhol. Le Centre Pompidou Metz accueille jusqu’au 23 novembre Warhol Underground. Une exposition qui met l’accent sur les liens entre l’œuvre du pape du pop art et l’avant-garde culturelle new-yorkaise des années 1960 et célèbre les cinquante ans de la rencontre de Warhol avec le groupe de rock new-yorkais The Velvet Underground, dont il devint le producteur. Un point de rupture dans son œuvre.

La Factory, épicentre de la culture underground

La Factory, l’atelier d’Andy Warhol à New York, est ici reproduite à l’identique. Ce lieu, ouvert en 1964, dont les murs sont entièrement recouverts de papier argenté, sert de résidence à de nombreux artistes. La Factory sert de terrain de productions, de rencontres, de concerts, de projections, de happenings et de fêtes. L’épicentre de la culture underground dans les années 1960.

Le parcours, ni chronologique, ni thématique, est constitué de photographies, de documents d’archives, de pochettes de disques, de films, d’installations et d’œuvres emblématiques de l’artiste, comme les cultissimes Campbell’s Soup Cans ou Big Electric Chair.

Point d’orgue de la visite, la reconstitution de Exploding Plastic Inevitable, une installation monumentale avec 17 vidéoprojections simultanées.

« J’ai toujours voulu être danseur de claquettes »

Le travail d'Andy Warhol, souvent réduit à sa dimension picturale, n’a cessé de chercher à établir des correspondances artistiques. « Je n’ai jamais voulu être peintre, j’ai toujours voulu être danseur de claquettes », déclarait-il.

Lorsque les Silver Clouds s’invitent dans la chorégraphie de Merce Cunningham, Rain Forest, Warhol transpose dans le champ pictural la question du mouvement, de l’immobilité, de la sérialité. Les rencontres artistiques lui font creuser sa propre démarche. Les Silvers Clouds de Andy Warhol s’invitent dans la chorégraphie Rain Forest.

« Je ne fais plus que des films »

« Je ne peins plus. J’ai abandonné la peinture il y a à peu près un an et maintenant je ne fais plus que des films. La peinture était seulement une phase que j’ai traversée », ajoutait-il. A la Factory, Andy Wahrol organise alors des séances de « cinéma élargi », comme les qualifiait Jonas Mekas où il mêle performances artistiques, projections, et concerts des Velvet Underground.

Et de rappeler qu’Andy Warhol n’était pas qu’un peintre, mais un artiste total.