Culture

Solidarité et musique pour faire reculer le sida

« Bien sûr, je suis venue pour les concerts, mais au moins, mon argent aura servi à quelque chose », lance Eva, festivalière assidue de Solidays depuis trois ans. Car il est vrai qu'ici, sensibilisation et prévention contre le sida riment avec musiqu...

« Bien sûr, je suis venue pour les concerts, mais au moins, mon argent aura servi à quelque chose », lance Eva, festivalière assidue de Solidays depuis trois ans. Car il est vrai qu'ici, sensibilisation et prévention contre le sida riment avec musique et bonne humeur. Assis ou debout, 115 000 spectateurs se sont massés trois jours durant sur les pelouses de Longchamp (Paris 16e) pour voir et écouter leurs artistes préférés, à commencer par les Fatals Picards qui donnaient le coup d'envoi vendredi après-midi : « On est là pour lutter contre le sida », ont-ils rappelé. Après avoir fait groover le public, miss Lauryn Hill, imper beige et coupe afro, a clôturé cette première soirée. Samedi, ce sont les membres de FFF, séparés depuis six ans, qui ont créé l'événement : « ça nous a fait réellement plaisir de bloquer une semaine pour ce festival, ont-ils expliqué, anxieux mais excités. Dès lors, on se sent utiles. » Plus tôt dans l'après-midi, Superbus a déchaîné la foule de Solidays. Le groupe pop français a répondu présent à l'invitation du festival parce que, selon eux, « la musique est un vecteur qui fait bouger les consciences ». Cette 9e édition, qui s'est achevée hier soir avec Diam's, a pourtant enregistré une légère baisse de fréquentation. « L'offre de festivals est devenue supérieure à la demande et le public se réparti désormais sur les nombreux événements », a simplement fait remarquer Luc Barruet, le directeur et fondateur de Solidays.