«Super Mario Maker»: Cinq conseils pour créer ses niveaux et susciter l'admiration de ses proches

JEU VIDEO Le jeu de plate-forme de Nintendo permet de créer ses propres niveaux. Quelques conseils pour les débutants...

Joel Metreau

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Super Mario Maker. — Nintendo

Envie de créer des niveaux moches ? Difficiles ? Ridicules ? Super Mario Maker (env. 37,90€ l’édition standard), qui sort ce vendredi sur la console Wii U, le permet. Mais entre joueurs de bon goût, 20 Minutes vous propose en compagnie de Corentin Benoit-Gonin, journaliste au Journal du Gamer, de maîtriser les règles de base.

Super Mario Maker. - Nintendo

1. Trouver un concept

« Un bon niveau, c’est une bonne idée qu’on va décliner, par exemple un espace rempli d''éléments, mais avec peu d’ennemis, ou au contraire, un espace vide avec beaucoup d’ennemis, explique le journaliste, trouver le concept, ce peut être le plus difficile, mais il ne faut pas hésiter à exploiter une idée simple. » Mario mange des champignons pour prendre des forces ? On peut créer un niveau où le plombier doit au contraire les éviter.

2. Ne pas hésiter à s’inspirer des autres

Il ne faut pas avoir honte de regarder par-dessus l’épaule de ses petits camarades. Après tout, l’école vénitienne de peinture encourageait à la copie pour s’entraîner. « On peut aller voir ce que font d’autres joueurs, télécharger leurs niveaux, pourquoi pas pour construire par-dessus ou pour retrancher des éléments », pointe Corentin Benoit-Gonin. Mais le but, c’est quand même d’améliorer le niveau, de manière à ce que la copie dépasse l’original. Dans l’emballage, le jeu est livré avec un art-book très pratique. Des illustrations de niveaux sont accompagnées de codes à taper sur le GamePad pour télécharger ces exemples dans le jeu. On peut également se rendre sur Twitch, il y aura toujours quelqu’un qui consacrera sa chaîne à un tutorial Super Mario Maker.

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3. Se mettre à la place du joueur

C’est bien beau de créer son niveau tout seul dans son coin. Mais il est fait pour être partagé et joué par d’autres. « Le cheminement de pensée d’un joueur peut être différent du sien, explique le journaliste. Un bon créateur de niveaux (level designer) doit donner des choses à faire au joueur sans qu’il ait l’impression qu’on l’encourage à faire ces choses. Autrement dit, on doit anticiper la réflexion du joueur. » Et éviter ainsi que le joueur trouve le moyen de « tricher ». Il faut être créatif certes, mais surtout empathique.

4. Multiplier les tests

Aucun blockbuster ne sort sur le marché avant d’avoir été arpenté de fond en comble par des joueurs lambda, de tous horizons. Si vous donnez un niveau difficile à un super-expert en Super Mario, il va le réussir. Les autres (une majorité) s’arracheront les ongles. De toute manière en partageant leur niveau via Internet, les joueurs pourront tenir compte des remarques, conseils et commentaires laissés par les autres.

5. Utiliser le moins d’élements possibles

« Le joueur confronté à un obstacle doit apprendre pourquoi celui-ci est dangereux pour lui, remarque Corentin Benoit-Gonin. En rajoutant juste derrière un autre obstacle, le joueur n’a pas besoin d’un nouvel apprentissage sur le premier obstacle, mais fait face à une nouvelle situation. » On respecte donc la courbe d’apprentissage et on joue sur l’interaction entre les éléments.

En conclusion, le journaliste ajoute : « Super Mario Maker, c’est moins de la création artistique que de la plateforme pure. On ne peut pas vraiment influer sur le son et la couleur des éléments. » Au bout du compte, les joueurs apprendront « pourquoi le level designer pose ici une plateforme et pas ailleurs ». Super Mario Maker c’est un jeu vidéo, mais aussi une façon agréable et simple d’ouvrir le rideau sur les coulisses de cet art.