Jacques Séguéla a inspiré le nouveau méchant d'Astérix

BANDE DESSINEE Le publicitaire a prêté ses traits au nouveau méchant dans « Le Papyrus de César », le tout dernier tome de la bande dessinée…

C.W.

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Jacques Séguéla, publicitaire français
Jacques Séguéla, publicitaire français — BALTEL/LAMACHERE AURELIE/SIPA

Il n’a pas de Rolex au poignet, et pourtant, il a fortement été inspiré par le publicitaire. Comme le dévoile le Huffington Post, « Bonus Promoplus », le nouveau méchant dans Le Papyrus de César, le tout dernier tome d’Astérix, tient ses traits de Jacques Séguéla.

« Un conseiller de l’ombre » qui « connaît les rouages du pouvoir »

« Une fois n’est pas coutume, son nom a un lien avec sa fonction », a expliqué Jean-Yves Ferri, le scénariste de l’album, au Huffington Post. En français, ce sera donc « Bonus Promoplus », « Blockbustus » an anglais, « Promoplús » en espagnol, et « Bestsellerus » en italien.

Mais si le rôle de ce nouveau personnage demeure encore un mystère, on connaît désormais son visage, et sa source d’inspiration : Jacques Séguéla, fondateur de l’agence Euro RSCG (devenu Havas Advertising)

 

Mais que l’ex conseiller de François Mitterrand se rassure, Jean-Yves Ferri et le dessinateur Didier Conrad en ont fait un modèle de choix, et non une caricature. « Il connaît les rouages du pouvoir, les comprend, en anticipe les retombées. Ce personnage est à la fois un conseiller de l’ombre mais qui est à l’aise en société et évolue dans les cercles d’influence. Il fallait traduire cette duplicité dans le visage », décryptent-ils.

Une face aux traits vieillis, car le dessinateur s’est notamment inspiré de photos de Jacques Séguéla âgé. « Les cheveux longs étaient une manière non seulement de contrebalancer le gros nez et de cacher un peu son cou qui aurait paru un peu trop tordu vu sa physionomie, mais aussi un moyen de le rajeunir un peu. C’est un vieux qui cherche à faire jeune », explique Didier Conrad.

Une touche de Patrick Buisson et d’Henri Guaino

Mais Bonus Promoplus ne tient pas seulement du publicitaire. Pour ce qui est du caractère, ses créateurs se sont inspirés d’hommes politiques comme Patrick Buisson et Henri Guaino tel que le décrit Jean-Yves Ferri : « Au départ, je voulais mettre César en première ligne. Mais on ne peut pas faire n’importe quoi avec Jules César. Il fallait trouver quelqu’un qui allait se prendre des baffes à sa place… Alors j’ai pensé à un homme de l’ombre, un conseiller occulte. Un Patrick Buisson, dans la fonction, pas dans l’allure physique ».

Avec un tirage exceptionnel de 1.800.000 exemplaires, Le Papyrus de César sortira le 22 octobre prochain.