Rock en Seine fait le plein de festivaliers et rêve de s'agrandir

MUSIQUE Rock en Seine a enregistré 120.000 spectateurs et affiché un bilan aussi éclectique que réjouissant…

S.L. avec AFP

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Pete Doherty et Carl Bârat le 29 août 2015 à Rock en seine
Pete Doherty et Carl Bârat le 29 août 2015 à Rock en seine — SADAKA EDMOND/SIPA

Avec un soleil très présent et un record de fréquentation égalé avec 120.000 spectateurs pendant trois jours, Rock en Seine s’est offert une 13e édition riche en émotions et en satisfactions.

« On n’est pas seulement sur une logique de chiffres », précise à l'AFP le directeur François Missonnier, qui insiste surtout sur le fait d’avoir fait le plein malgré une « programmation avec une ossature un peu différente de d’habitude ».

Comment Rock en Seine a multiplié les exclusivités

La programmation reposait moins sur des stars comme Arctic Monkeys l’an dernier que sur 70 artistes tous très différents, des têtes d’affiche fançaises importantes comme Fauve, Miossec ou Daho, des révélations comme Marina & The Diamonds ou des futures stars comme Tame Impala, du rap (Young Thug), du metal (Ghost), de l'electro (Alt-J), de la techno (Chemical Brothers) et même une touche de soul ce dimanche avec la délicate Américaine Natalie Prass, plutôt ravie de venir présenter quelque chose de différent aux amateurs de rock.

L’affiche est malgré tout globalement restée fidèle à la ligne éditoriale pure et dure du festival rock, avec Interpol, The Offspring, Kasabian et The Libertines, dont le concert samedi soir, bien que parfois un peu foutraque, a non seulement créé l’événement, mais suscité de nombreux commentaires.

Le festival, qui sonne depuis 2003 la fin de l’été à grand renfort de guitares, s’impose de plus en plus comme un « moteur touristique » de la région parisienne, avec, sur les 120.000 spectateurs attirés en trois jours, 30.000 venant de province et « 15.000 étrangers en moyenne » chaque année, s’est aussi félicité François Missonnier. Des Anglais en grand nombre, des Belges, des Espagnols et « de plus en plus d’Allemands », précise le patron de Rock en Seine.

Dans la lignée des bons scores des autres festivals de rocks

Ces chiffres de fréquentation s’inscrivent dans la lignée des bons scores réalisés par d’autres grands festivals cet été : Solidays a établi un nouveau record de fréquentation fin juin, les Eurockéennes de Belfort ont fait aussi bien que leur record de 2014, et les Vieilles Charrues ont confirmé leur statut de premier festival français de musiques actuelles, avec plus de 200.000 spectateurs.

Reste que Rock en Seine a fait le plein. Si bien que pour sa 14e édition, en 2016, le festival s’interroge sur l’utilité de grandir, soit en étendant le site, soit en rajoutant un jour de concerts : « A la fois, ça fait envie de programmer plus de groupes, mais ces développements-là placeraient le festival dans un niveau de risque supplémentaire. Aujourd’hui, la situation a beau être saine, son économie reste fragile », prévient François Missonnier.