«Millénium 4»: L’auteur comprend que certains journalistes le boycottent

CULTURE La suite très attendue de la trilogie de polars suédois sort ce jeudi 27 août…

20 Minutes avec AFP

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David Lagercrantz, l'auteur de «Millenium 4».
David Lagercrantz, l'auteur de «Millenium 4». — GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Le journaliste et écrivain David Lagercrantz, qui donne une suite très attendue à la trilogie de polars suédois Millénium, a affirmé mardi qu'il comprenait la décision d'un journal suédois de le boycotter parce qu'il n'a pas eu l'autorisation de lire l'ouvrage avant.

Le quotidien de référence danois Politiken a annoncé mardi qu'il n'ouvrirait pas ses colonnes à l'auteur du quatrième tome de cette trilogie à succès, continuée onze ans après la disparition de son auteur original, Stieg Larsson, parce qu'il n'avait pas eu le droit de lire le roman qui doit paraître jeudi.

Communication verrouillée

« Normalement, nous ne parlons jamais à un auteur avant d'avoir d'abord lu son livre. Nous voyons cela comme faisant partie de notre éthique professionnelle », a expliqué à la radio publique suédoise SR le chef de rubrique culture de Politiken, Jes Stein Pedersen. Ce qui ne nous tue pas doit sortir dans 25 pays ce jeudi, puis aux États-Unis le 1er septembre.

La maison d'édition a largement verrouillé la communication, et le livre de 500 pages, très attendu, n'a pu être lu que par certains journalistes. Le quotidien régional Göteborgs-Posten a rapporté mardi que l'auteur lui-même trouvait la situation « absurde ».

Crainte de fuites

« Je suis du côté des journalistes là-dessus. J'ai moi-même un passé de reporter et je suis habitué à être de votre côté de la barrière. Je serais moi-même bien emmerdé pour savoir si j'aurais accepté ces conditions-là », a-t-il dit. Politiken rejoint la cohorte des voix critiques du projet, en dépeignant une maison d'édition réticente à s'ouvrir à la critique littéraire.

La directrice de l'éditeur Norstedts, Eva Gedin, a répondu dans le quotidien suédois Dagens Nyheter que ses responsables avaient voulu être « vraiment restrictifs dans la diffusion du manuscrit » pour « des raisons de sécurité », craignant des fuites ou un piratage.