«Je ne veux pas mourir idiot»: La pièce de Wolinski recréée au théâtre Dejazet à la rentrée

HOMMAGE Le théâtre Dejazet, à Paris reprend du 1er au 26 septembre « Je ne veux pas mourir idiot » avec ceux qui ont participé à la création de la pièce culte de Georges Wolinski en 1968…

Stéphane Leblanc
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La mort de Wolinski et de ses collègues a bouleversé de nombreuses personnalités
La mort de Wolinski et de ses collègues a bouleversé de nombreuses personnalités — Baumann/sipa

C’est Georges Wolinski qui a inventé, et contribué par une pièce de théâtre à populariser l’expression « ne pas mourir idiot »… Écrite en 1968 par Claude Confortès, Wolinski et Évariste, Je ne veux pas mourir idiot sera reprise à la rentrée au théâtre Dejazet, à Paris.

Dans la version la plus proche possible de ce qu’elle était à sa création au théâtre de la Commune d’Aubervilliers (93) : mise en scène par Claude Confortès (aidé par Anne Bourgeois), interprétée par les comédiens Georges Beller et Philippe Ogouz avec les chansons d’Evariste, tous présents en 1968.



Les artistes d’origine seront accompagnés de Séverine Ferrer, Hadrien Berthaut, Guillaume Ede et, pour les chansons, de Fabien Martin.

Wolinski n’oubliait jamais « de nous renvoyer à nos propores contradictions »

« Georges Wolinski, ce n’est pas rien ! C’est notre génération, c’est devenu la vôtre ! » s’exclame Jean Bouquin, le directeur du théâtre Dejazet dans un communiqué publié ce mercredi. « C’est le rebelle par définition, j’aimais cet homme, simple, qui ne demandait rien d’autre que de pouvoir dessiner, ses amours, ses pensées, ses colères, tentant de débusquer, puis de soigner la connerie des gens en leur démontrant le côté dérisoire de leur égoïsme. […] Wolinski n’était pas un ersatz, ni un succédané, pas plus une imitation, c’était un être unique, sensible, tout de droiture et de fidélité, nous ne l’oublierons jamais, car lui n’oubliait jamais de nous renvoyer à nos propres contradictions, faiblesses et turpitudes. »

L’étudiante et le bourgeois

L'événement se veut un hommage au dessinateur tué en début d’année dans l’attentat contre Charlie-Hebdo, qui lui, entendait alors témoigner des événements de mai 68. Je ne veux pas mourir idiot met en scène une étudiante, un jeune ouvrier et un guitariste qui veulent faire la révolution d’un côté. Et de l’autre, ceux qui, bourgeois et partisans de l’ordre, donnent, ordonnent ou conseillent les coups de matraque.

Dans le cadre de cet hommage, le théâtre Dejazet présente également une exposition des dessins de Wolinski, confiés par son épouse Maryse.