Pour Prince, les contrats dans l'industrie musicale, «c'est l'esclavage»

MUSIQUE Le chanteur de Minneapolis a décidé de sortir son prochain projet exclusivement sur Tidal, le site de streaming du rappeur Jay Z... 

Dolores Bakela

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Le chanteur Prince au Stade de France en 2011.
Le chanteur Prince au Stade de France en 2011. — LORENVU/SIPA

Prince a choisi son camp. Plutôt qu’Apple Music, le site de streaming musical auquel contribue le rappeur Dr Dre, Prince avait d’abord choisi de réserver l’écoute de ses oeuvres exclusivement sur Tidal. Sous la férule du rappeur Jay Z, la plateforme lancée avec de nombreuses stars de la pop music dont Rihanna, Beyoncé ou encore les Daft Punk souffre d’une mauvaise image et est jugée trop chère.

Prince a cependant décidé de sortir son nouvel album HitNrun le 7 septembre uniquement sur ce site. Et le « kid de Minneapolis » semble avoir beaucoup de respect et de confiance dans le travail de Jay Z et ses équipes, qui permettent aux musiciens de « continuer de faire de la musique comme ils l’ont toujours fait ».

Travailler avec Tidal, c’est soutenir les artistes

La liberté est précieuse pour Prince, content d’échapper une nouvelle fois à l’industrie du disque qu’il a comparé à de l’esclavage, samedi soir, devant des journalistes comme le rapporte le site npr. S’adressant aux jeunes artistes, il lâche : « Je vous le dis, ne signez pas (avec une maison de disques) ». Prince qui avait sorti deux albums en 2014 avec Warner reprend son indépendance, lui qui a toujours cherché des moyens alternatifs pour faire sa musique en dehors de l’industrie.

« Jay Z a investi 100 millions, pris sur ses deniers personnels pour construire ce service. On doit soutenir les artistes qui montent leur business », a ajouté celui qui croit au modèle où l’artiste toucherait directement l’argent des sites de streaming en supprimant les intermédiaires en maison de disques. Reste à voir si l’accord lui donnera satisfaction sur le long terme.