Londres présente ses excuses à Ai Weiwei et lui délivre un visa de six mois

CULTURE Initialement d’un mois, le ministère britannique de l’Intérieur a pris la décision de prolonger à six le visa de l’artiste chinois…

20 Minutes avec AFP
L'artiste dissident chinois Ai Weiwei, à son arrivée le 30 juillet 2015 à Munich (sud de l'Allemagne)
L'artiste dissident chinois Ai Weiwei, à son arrivée le 30 juillet 2015 à Munich (sud de l'Allemagne) — CHRISTOF STACHE AFP

Londres est finalement revenu sur sa décision. Ce vendredi, en plus de présenter ses excuses à l’artiste chinois Ai Weiwei, le ministère britannique de l’Intérieur lui a attribué un visa de six mois, revenant sur une première décision de limiter l’accès au territoire à un mois seulement.

Désolé pour la gêne occasionnée

Actuellement en voyage en Allemagne, où résident sa femme et son fils de six ans, l’artiste dissident Ai Weiwei pourra finalement visiter Londres, plus d’un mois. Comme le rapporte l’AFP, le ministère britannique de l’Intérieur a expliqué ce vendredi dans un communiqué, être revenu sur sa première décision.

« Nous avons écrit à M. Ai en nous excusant pour la gêne occasionnée », a-t-il expliqué, en soulignant que la ministre de l’Intérieur Theresa May lui avait finalement octroyé un visa d’entrée au Royaume-Uni de six mois. « La ministre de l’Intérieur n’avait pas été consultée concernant la décision de délivrer un visa d’un mois à M. Ai. Elle a réétudié ce cas et a maintenant ordonné aux responsables de son ministère d’octroyer un visa de six mois » à l’artiste chinois, a-t-il ajouté.

Une condamnation en justice en question

Dès jeudi soir, un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur, interrogé par l’AFP, avait assuré que l’artiste pouvait se rendre au Royaume-Uni « pendant toute la durée du séjour qu’il a sollicité », sans plus de précisions.

Or, l’artiste qui a récupéré son passeport il y a quelques jours seulement, après quatre ans de confiscation par la Chine, avait affirmé que le Royaume-Uni avait refusé de lui délivrer un visa de six mois. Le pays aurait limité ce visa à trois semaines, parce qu’il aurait oublié de faire état dans sa demande d’une condamnation en justice que l’artiste conteste.