27.000 oeuvres appartenant à l'Etat ont été perdues

PATRIMOINE C'est ce qu'affirme un rapport remis à la ministre de la Culture...

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Les collections très éclectiques, que l'on découvre en suivant deux parcours chronologique et thématique, peuvent associer dans une même salle le trône de Napoléon et le projet très contemporain et minimaliste du futur trône de l'empereur du Japon.
Les collections très éclectiques, que l'on découvre en suivant deux parcours chronologique et thématique, peuvent associer dans une même salle le trône de Napoléon et le projet très contemporain et minimaliste du futur trône de l'empereur du Japon. — Fred Dufour AFP

Quinze pour cent en moyenne des 180.000 oeuvres appartenant à l'Etat, prêtées aux ministères et autres institutions publiques depuis 1875, ont été perdues. C’est ce qu’affirme un rapport de la commission de récolement des dépôts d'oeuvres d'art rendu lundi à la nouvelle ministre de la Culture, Christine Albanel.

Ce taux de perte moyen «s'explique majoritairement par une médiocre gestion des dépôts entre 1875 et 1950», précise un communiqué du ministère. A partir de 1950, ce taux se situe à des chiffres «très inférieurs, entre 5 et 10%», ajoute texte sans plus de précision.

Jean-Pierre Bady, conseiller auprès de la Cour des Comptes et président de la Commission, a remis lundi à Christine Albanel son 9ème rapport d'activité qui «permet de mesurer l'ampleur et l'efficacité de l'activité menée par la commission, depuis sa création en 1996».

Le ministère ne souhaite pas rendre ce rapport public. Il le sera par un rapport de synthèse global courant 2008, lorsque le récolement (inventaire), encore en cours dans la région Ile-de-france, sera achevé.

Le récolement des dépôts d'oeuvres d'art vise à localiser la totalité des 180.000 oeuvres appartenant à l'Etat et confiées aux ministères, préfectures, ambassades, notamment par le Mobilier national, le Fonds national d'art contemporain, le Centre des monuments nationaux et les musées nationaux, à Paris, en régions et à l'étranger.

Des informations de presse évoquent régulièrement la disparition d'oeuvres d'arts, tapisseries, meubles, peintures, qui devraient normalement se trouver dans les palais et institutions nationales.