Maroc : Le film « Much loved » face à la justice

SOCIETE Présenté et remarqué à Cannes, le film de Nabil Ayouch se retrouve devant les tribunaux marocains...

20 Minutes avec agence

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Le film Much Loved, du réalisateur Nabil Ayouch.
Le film Much Loved, du réalisateur Nabil Ayouch. — Virginie Surdej

Le film Much Loved de Nabil Ayouch, qui raconte plutôt crûment la vie de quatre prostituées de Marrakech, est la cible de l’association marocaine « défense du citoyen ». Selon Le Monde, cette association a intenté un procès au réalisateur et à l’une de ses comédiennes, Loubna Abidar, pour « pornographie, attentat à la pudeur et incitation de mineurs à la débauche ».

Une vague de condamnations et de fatwas au Maroc

La première audience devait avoir lieu ce 15 juillet à 13 heures, au tribunal de première instance de Marrakech. Une audience reportée, selon TelQuel, Nabil Ayouch n’ayant pas reçu, selon ses dires, de convocation. « Nous n’avons pas été notifiés de la plainte et n’avons pas reçu de convocation à comparaître. », a indiqué le réalisateur franco-marocain au MondeLe procès a ainsi été reporté au 23 septembre prochain.

Ce n’est pas la première fois qu’on parle de Much Loved pour autre chose que ses qualités cinématographiques. Après sa présentation à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs, des extraits du film piratés et publiés sur YouTube avaient provoqué au Maroc une vague de condamnations et de fatwas appelant au meurtre, au nom des valeurs sacrées du royaume. Le film avait alors été interdit.