Si 50 Cent s'est déclaré en faillite, c'est «par précautions de businessman», dit-il

MUSIQUE Il nous avait habitués aux Lamborghini et aux liasses de dollars. Jackson Curtis alias 50 Cent a pourtant demandé son placement en faillite personnelle…

Annabelle Laurent
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50 Cent fête son anniversaire à Las Vegas, le 11 juillet 2015
50 Cent fête son anniversaire à Las Vegas, le 11 juillet 2015 — MediaPunch/REX Shutters/SIPA

50 Cent, ruiné ? Une boutade, simplement pour nous permettre le bon mot qui veut que le rappeur n’ait « jamais aussi bien porté son nom » ?

A lire : 50 Cent demande son placement en faillite personnelle

Il y a douze ans, 50 Cent sortait son premier album studio, celui des morceaux cultes In Da Club et P.I.M.P, intitulé… « Get Rich or Die Tryin » (« Deviens riche ou meurs en essayant »). Enorme succès commercial, vendu à 15 millions d’exemplaires dans le monde, l’album l’a rendu riche, très riche. Et ce n’était que le début.

En 2009, 50 Cent fanfaronnait dans I get money :

En 2010, il remplissait coffre de sa Lamborghini flambant neuve avec 2 millions de dollars en petites coupures :

Et il y a encore deux mois, voilà le genre de photos qu’il postait sur Instagram…


En mai, Forbes estimait sa fortune à environ 155 millions de dollars (140 millions d’euros). Alors quoi ? 50 Cent serait, deux mois plus tard, sans un rond?

Pour éviter de payer les 5 millions ?

50 cent a demandé son placement en faillite lundi auprès d’un tribunal du Connecticut, le jour même où il était condamné par un tribunal de New York à payer 5 millions de dollars à Lastonia Leviston, dont il avait publié les ébats sexuels en 2009 et qui s’avère être l’ex-femme de Rick Ross, son ennemi juré, du moins à l’époque.

Se déclarer en faillite est-il donc simplement un moyen d’échapper au paiement de ces 5 millions, le placement en faillite pouvant permettre de geler les créances et d’interrompre certaines poursuites judiciaires ?

Une stratégie digne d’un « bon businessman »

Rien ne garantit en fait qu’il échappera à ce paiement, mais une chose est sûre : le placement est stratégique, et 50 Cent ne s’en cache pas, au contraire.

Simples précautions de businessman, a fini par expliquer mardi l’intéressé. « Je prends les précautions que prendrait n’importe quel autre bon businessman. Quand vous avez du succès, vous devenez une cible. Je ne veux pas que quiconque me choisisse comme le type auquel demander des sommes astronomiques, impunément », a-t-il expliqué à E ! News.

« Walt Disney a déclaré faillite. Donald Trump aussi. »

50 cent cite même ses « exemples » : « Walt Disney a déclaré faillite. Donald Trump aussi. Cela veut dire que vous réorganisez votre argent, et ça permet d’empêcher des choses que vous ne voulez pas voir arriver. J’ai une bonne équipe de conseillers juridiques. Vous n’avez pas à vous faire de souci. »

Et son avocat de renchérir : le placement en faillite lui permettra de « poursuivre son engagement dans ses différents business, et de continuer comme artiste, pendant qu’il réorganise ses finances ».

Dix à 50 millions de dollars de dettes 

Ceci étant dit, les soucis financiers de 50 Cent n’ont rien de fictif. Dans un document envoyé au tribunal fédéral des faillites, le chanteur a estimé ses dettes entre 10 et 50 millions de dollars.

Ses investissements ne sont pas florissants, loin de là. En mai le rappeur a déjà placé en faillite l’une de ses entreprises, spécialisée dans la promotion de combats de boxe, SMS Promotions LLC.

Et les autres entreprises dans lesquelles il a des parts importantes, Frigo Underwear, Effen Vodka et SMS Audio, une marque de sous-vêteùents, une marque de vodka et une autre d’écouteurs – « ne sont pas exactement Fruit Of the Loom, Coca-Cola et Beats », souligne le site américain Vulture.

Une Smart en attendant du cash

Le chapitre XI de la Loi sur les faillites auquel il fait appel lui rend donc un grand service, en lui permettant de lui laisser le temps de réorganiser ses finances et de régler ses dettes. « Cela veut probablement dire que ses actifs ne sont pas liquides, qu’il ne pourrait pas les vendre rapidement sans perdre beaucoup, et qu’il a besoin d’amasser du cash pour payer ses dettes », résume Vulture.

En attendant, rassurez-vous, 50 Cent vit toujours dans sa maison de 21 chambres dans le Connecticut - par ici en photo -, et le premier signe visible de cette terrible faillite… est qu’il roule en Smart, ironisait-il lui-même lundi soir sur Instagram.