La star du raï Cheb Mami et EMI condamnés pour plagiat

MUSIQUE Le chanteur et la maison de disque doivent payer 200.000 euros à un auteur algérien pour avoir plagié ses textes...

20 Minutes avec AFP

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Cheb Mami en séance d'enregistrement dans le studio La Rose au Caire en 2006.
Cheb Mami en séance d'enregistrement dans le studio La Rose au Caire en 2006. — SIMON ISABELLE/SIPA

Le «Prince du raï» en panne d'inspiration ? Le tribunal de grande instance de Paris a condamné vendredi le chanteur de raï Cheb Mami et la société d'édition EMI à payer 200.000 euros à un auteur algérien pour avoir plagié ses textes, a informé ce lundi de source judiciaire.

Cheb Mami a été reconnu coupable notamment d'avoir reproduit au moins en partie, les paroles de plusieurs chansons écrites par Rabah Zerradine, alias Cheb Rabah, et «porté atteinte aux droits patrimoniaux» de ce dernier, écrit le tribunal dans son jugement rendu le 10 juillet.

Quatre chansons plagiées

Le tribunal a estimé que Rabah Zerradine devait être considéré comme étant «le seul auteur» des quatre chansons (Le raï c'est chic, Madanite, Ma vie deux fois, Gualbi Gualbi) et le coauteur des paroles de Désert rose, qui pour certaines avaient rencontré un succès mondial au début des années 2000.

Une analyse comparative des textes traduits de l'arabe au français a ainsi conclu à une «grande similarité», un expert ayant relevé par exemple que «quatre des cinq» couplets de Madanite chanté par Cheb Mami sont repris du texte Omri de Cheb Rabah, de même pour Anti dorki anti doua rebaptisée Ma vie deux fois par Cheb Mami.

«Il ne saurait être contesté que M. Zerradine a perdu une chance de gagner une notoriété importante du fait du succès des chansons qu'il avait en réalité écrite», estime le tribunal qui a condamné Cheb Mami et la société EMI à lui payer solidairement 100.000 euros au titre du préjudice moral.

Ils sont également condamnés à lui verser 100.000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur.