Reclassement d'Agnès Saal: Pour Lebranchu, c'est une forme de «procédure disciplinaire»

POLEMIQUE Sur RTL, Marylise Lebranchu a tenté de justifier le reclassement d’Agnès Saal au ministère de la Culture…

C.W.

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La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, le 19 février 2015 au Palais de l'Elysée
La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, le 19 février 2015 au Palais de l'Elysée — STEPHANE DE SAKUTIN AFP

Si le reclassement d’Agnès Saal au ministère de la Culture devait passer inaperçu, c’est raté ! Alors que François Hollande aurait poussé une « soufflante » à Fleur Pellerin, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, a, quant à elle, tenter d’expliquer cette situation et de calmer les tensions.

« Ça passe mal »

Que les Français aient du mal à digérer le reclassement d’Agnès Saal, Marylise Lebranchu l’entend, « ça passe mal, je comprends toutes les réactions et des affaires de ce type font retomber le travail que l’on fait par ailleurs », a-t-elle expliqué au micro de Jean-Michel Aphatie, sur RTL ce matin. Mais selon elle, c’était inévitable : « Les fonctionnaires ne peuvent pas être révoqués du jour au lendemain par un ministre pour des raisons politiques. (…) Il faut donc qu’il y ait une procédure, comme pour tout acte délictueux, quelle qu’en soit la nature ».

« Une procédure disciplinaire »

Fleur Pellerin n’aurait pas eu d’autres choix que celui-ci. Selon Lebranchu, elle pouvait aussi mettre Agnès Saal « en vacances » tout en expliquant que cela « aurait peut-être encore plus choqué (…) qu’elle soit payée en ne faisant rien ». Il s’agirait de la meilleure solution pour la ministre, qui voit dans cette activité « presque un travail d’intérêt général ». Ce reclassement serait donc une forme de « procédure disciplinaire ». « Cela va durer six mois maximum. Les sanctions peuvent être graves. Cela peut aller jusqu’à l’exclusion ».