Joëlle Ursull a représenté la France au concours Eurovision de la chanson en 1990, à Zagreb.
Joëlle Ursull a représenté la France au concours Eurovision de la chanson en 1990, à Zagreb. — SINOBAD/SIPA

MUSIQUE

Eurovision: Cinq chansons dont la France n'a pas à rougir

Une sélection, forcément subjective, des meilleures prestations tricolores au concours... 

L’an passé, à l’Eurovision, les Twin Twin ont « offert » la dernière place à la France avec Moustache, une chanson dont le choix avait, comme souvent, essuyé une avalanche de critiques. Alors que Lisa Angell tentera de faire mieux, le 23 mai, 20 Minutes a sélectionné cinq chansons qui ont représenté la France dans le passé et dont il n’y a aucune raison d’avoir honte.

>> Retrouvez notre webdocumentaire consacré à l’Eurovision en cliquant sur l’image ci-dessous :

Visuel « 21e Minute » - Eurovision 2015 - Rolf Klatt/REX/REX/SIPA

 

1991 - C’est le dernier qui a parlé qui a raison

On a tendance à l’oublier, mais la France aurait pu remporter l’Eurovision cette année-là : à l’issue des votes, la Tunisienne Amina Annabi qui représentait l’Hexagone est arrivée à la première place… à égalité avec la Suédoise Carola. Hélas, le règlement en cas d’égalité à l’époque a penché en faveur de la chanteuse scandinave. Il n’en demeure pas moins que C’est le dernier qui a parlé qui a raison, écrite par Amina Annabi et composé par le Sénégalais Wasis Diop est une chanson envoûtante qui n’a presque pas pris une ride depuis.

1962 - Un premier amour

Isabelle Aubret a décroché la troisième victoire pour la France à l’Eurovision avec cette chanson aux accents nostalgiques et mélancoliques. Un texte simple et une mélodie vestige d’une variété française que les yéyés ne vont pas tarder à venir décoiffer.

1976 - 1, 2, 3

Catherine Ferry a été à deux doigts de remporter la victoire en 1976, mais elle a dû s’incliner face aux Britanniques de Brotherood of Man et se contenter de la deuxième place. Elle a engrangé 147 points, soit un record pour la France. Même Marie Myriam, victorieuse l’année suivante avec L’Oiseau et l’enfant, ne fera pas mieux. 1, 2, 3 est ensuite relativement tombée dans l’oubli. François Ozon l’a sortie des placards pour la bande originale de son film Potiche, en 2010. Pour l’anecdote, parmi les choristes de Catherine Ferry à l’Eurovision, se trouvait un jeune chanteur qui n’allait pas tarder à se retrouver sur le devant de la scène : Daniel Balavoine.

1990 - White and Black blues

Disque d’or en France, cette chanson interprétée par Joëlle Ursull (ex-Zouk Machine) est arrivée elle aussi deuxième du concours. Elle est la troisième écrite par Serge Gainsbourg pour l’Eurovision : en 1965, Poupée de cire, poupée de son l’avait emporté pour le Luxembourg et, en 1967, Monaco a fini 5e avec Boum-badaboum.

2009 - Et s’il fallait le faire


L’année où le concours était organisé à Moscou, la France a choisi Patricia Kaas, qui est une star en Russie, pour la représenter. L’interprète de Mon mec à moi s’est classée 8e, ce qui est la meilleure performance française de ces dix dernières années. Patricia Kaas n’est pas repartie bredouille puisqu’elle a reçu le prix Marcel-Bezançon (du nom du créateur du concours Eurovision) de la meilleure performance artistique. Il faut dire qu’elle s’est élégamment démarquée par sa sobriété, sa révérence finale étant le seul moment un peu « fou fou » de sa prestation.